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Sahel : Choguel Kokalla Maïga répond à Emmanuel Macron sur les raisons du départ de la France du Mali

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Lors du Africa Forward Summit tenu à Nairobi le 10 mai 2026, le président français Emmanuel Macron a évoqué la situation sécuritaire au Sahel, estimant que le Mali aurait fait une erreur en demandant le départ des forces françaises en 2021.

Une sortie qui a suscité une réaction de l’ancien Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, lequel a publié une mise au point détaillée, contestant la version française et appelant à « rétablir la vérité ».

« Rétablir la vérité » : une mise au point revendiquée

Dans sa déclaration, Choguel Kokalla Maïga affirme qu’il est nécessaire, selon lui, de corriger certaines interprétations des faits.

Il déclare notamment : « Il apparaît nécessaire, pour l’Histoire, de rétablir la vérité, à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale. »

L’ancien chef du gouvernement malien estime que certaines lectures des événements sont, selon lui, sujettes à des « tentatives de falsification » et appelle à revenir sur une chronologie précise des faits.

Une relation franco-malienne progressivement tendue

Selon son récit, les relations entre Bamako et Paris se seraient dégradées à partir des changements politiques intervenus en 2020 et 2021 au Mali.

Il rappelle notamment une déclaration du président français à propos de la transition malienne :  « Le Gouvernement de Bah N’DAOU est en train de réussir, en trois mois, ce que Ibrahim Boubacar Keïta n’a pu faire en sept ans.»

Pour lui, ces évolutions ont marqué une période de tensions croissantes entre les autorités maliennes et la France.

Le retrait des forces françaises au cœur de la controverse

Choguel Kokalla Maïga soutient que le retrait militaire français du Mali n’a pas été le fruit d’une concertation.

Il affirme : « Il a décidé, unilatéralement, sans préavis, d’annoncer le retrait de la France du Mali. »

Il ajoute que cette décision aurait été annoncée sans consultation directe des autorités de transition maliennes.

G5 Sahel et force Takuba : des désaccords persistants

L’ancien Premier ministre revient également sur les tensions liées aux mécanismes régionaux de sécurité.

Concernant le G5 Sahel, il affirme que des désaccords ont émergé autour de l’organisation des réunions et du rôle de la France.

Sur la force Takuba, il déclare : « La force Takuba s’est installée sur notre territoire sans l’autorisation des autorités compétentes. »

Selon lui, ces éléments ont contribué à la rupture progressive de la coopération militaire.

Une lecture politique divergente de la coopération sécuritaire

Choguel Kokalla Maïga estime que le Mali a ensuite réorienté sa stratégie sécuritaire et ses partenariats militaires.

Il affirme également que le pays a choisi de « s’assumer » sur le plan souverain.

De son côté, Paris défend une lecture différente de cette séquence, considérant que le retrait des forces françaises s’inscrit dans un repositionnement global de sa présence militaire au Sahel.

Une confrontation de récits toujours vive

Cette nouvelle prise de parole intervient dans un contexte où les interprétations du retrait militaire français du Mali continuent d’opposer Bamako et Paris.

Entre les déclarations d’ Emmanuel Macron et la réponse de Choguel Kokalla Maïga, les lectures de cette période restent profondément divergentes, illustrant la persistance d’un différend politique et historique sur la fin de la présence militaire française au Mali.

 

Laguinee.info

 

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