À trois semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai, la Direction générale des élections (DGE) met en garde les candidats issus de l’administration publique. L’institution leur demande de cesser immédiatement toute utilisation de leurs anciens bureaux, véhicules et autres ressources de l’État, sous peine de sanctions.
Le rappel est sans équivoque. Pour la DGE, une démission officielle ne suffit pas si le candidat continue de se comporter comme s’il occupait encore ses anciennes fonctions.
Samedi 9 mai 2026, la Direction générale des élections a publié un communiqué dans lequel elle dénonce des entorses au Code électoral de la part de certains responsables administratifs et institutionnels engagés dans la course aux élections législatives et communales.
Une démission qui doit être effective
La DGE rappelle que les articles 156 et suivants du Code électoral imposent à tout responsable public candidat à une élection de quitter ses fonctions ou de se placer dans une situation administrative conforme à la loi avant la validation de sa candidature.
Mais, précise l’institution, cette obligation ne se limite pas à la production d’un acte de démission.
Elle implique aussi « la cessation effective de toute activité liée aux fonctions précédemment exercées ».
Autrement dit, un candidat ne peut plus occuper son bureau, utiliser les véhicules de service, mobiliser le personnel administratif ni présider des réunions de travail relevant de ses anciennes responsabilités.
Des candidats toujours présents dans leurs services
Selon la DGE, certains candidats continuent pourtant à utiliser les locaux et infrastructures de leurs anciens services et apparaissent publiquement comme s’ils étaient toujours en fonction.
L’institution estime que ces comportements constituent « une violation manifeste de l’esprit et de la lettre du Code électoral ».
Elle rappelle que ces dispositions visent à garantir l’égalité entre les candidats, la neutralité de l’administration publique et la sincérité du scrutin.
L’État ne doit pas servir la campagne
Dans son communiqué, la DGE insiste sur le fait que les ressources publiques ne doivent pas être utilisées à des fins électorales.
« Les ressources publiques, les administrations et les institutions de l’État ne sauraient, directement ou indirectement, servir de cadre ou de support à des activités de nature à créer une confusion entre l’exercice des fonctions publiques et la compétition électorale », souligne l’organe chargé des élections.
Un avertissement avant d’éventuelles sanctions
La DGE s’appuie sur les articles 330 et 341 du Code électoral, qui lui confèrent la mission de veiller au respect des règles électorales.
Elle invite tous les candidats concernés à se conformer « sans délai » à la loi en mettant fin à toute occupation ou utilisation des bureaux et services relevant de leurs anciennes fonctions.
L’institution prévient enfin que tout manquement constaté pourrait entraîner les sanctions prévues par les textes en vigueur, sans exclure d’éventuelles poursuites ou mesures administratives.
Un scrutin attendu le 31 mai
Les élections législatives et communales sont programmées pour le 31 mai 2026. À mesure que l’échéance approche, la DGE multiplie les rappels à l’ordre pour encadrer la campagne et prévenir toute utilisation des moyens de l’État à des fins électorales.
Laguinee.info.





