Ancien ministre de l’Enseignement et de la formation professionelle, puis ancien ministre de la sécurité et de la protection civile sous Alphz Condé, Albert Damantang Camara est poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite. Ce mercredi 6 mai 2026, il était devant les juges de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), pour répondre aux interrogations liées à sa gestion dans ces différents départements ministériels.
« Mon salaire en tant que ministre de l’Enseignement technique s’élevait à 10 millions 500 mille francs guinéens. Je percevais également des primes de fête allant de 40 à 50 millions. En tant que porte-parole du gouvernement, je recevais entre 20 et 30 millions de primes mensuelles », révélé cet ancien dignitaire.
Interrogé aussi sur l’origine de ses avoirs, Albert Damantang n’est pas passé par mille chemins. Il donné des réponses détaillées autour de ses parcelles à Wonkifong, dans la préfecture de Coyah, achetées en 2013 à 55 millions de francs guinéens et une plantion à Kissidougou, également achetée à 25 millions de francs guinéens.
Ses comptes bancaires
« J’ai 80 millions de francs guinéens à la Société Générale; 25 millions de francs guinéens à UBA ; Un compte courant à La Banque Postale en France, ouvert en 1991, avec un solde de 1 000 euros ; Un compte épargne crédité de 250 euros ; Un compte d’assurance retraite alimenté à hauteur de 15 000 euros en 2012 « , a-t-il détaillé aussi devant les juges de la CRIEF.
Pour l’heure, l’ancien ministre d’Alpha Condé poursuit sa déposition, mais cette fois-ci, sur la gestion des projets liés aux écoles régionales des arts et métiers.
Ismael Sam, pour Laguinee.info





