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CRIEF : Damantang Albert Camara conteste les accusations de détournement de 239 milliards et rejette un rapport qu’il juge « non cohérent »

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Les débats dans l’affaire opposant le parquet spécial à l’ancien ministre Damantang Albert Camara se sont ouverts ce mercredi 6 mai 2026 devant la chambre de jugement de la CRIEF. Poursuivi pour détournement présumé de 222 milliards de francs guinéens à l’Enseignement technique et de 17,3 milliards à la Sécurité, l’ex-porte-parole du gouvernement d’Alpha Condé a fermement contesté les accusations et détaillé son patrimoine à la barre.

Pour la première fois depuis sa mise en cause, Damantang Albert Camara a pris la parole devant ses juges. Ce mercredi 6 mai 2026, la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières a ouvert les débats dans l’affaire impliquant l’ancien ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et du Travail, et ancien ministre de la Sécurité et de la Protection civile sous le régime d’Alpha Condé. Damantang Albert Camara, également ex-porte-parole du gouvernement, est poursuivi pour des faits de « détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite ».

Des accusations chiffrées, contestées

Selon l’Inspection générale d’État, dont les conclusions ont fondé les poursuites, l’ex-ministre aurait détourné 222 milliards de francs guinéens durant son passage à la tête du département de l’Enseignement technique, et 17 milliards 300 millions de francs guinéens lors de son mandat au ministère de la Sécurité. Des montants jugés non justifiés par les inspecteurs.

À la barre, le prévenu a rejeté catégoriquement ces accusations, en s’attaquant directement à la méthodologie du rapport qui fonde les poursuites. « Ce rapport n’est pas cohérent. Je n’ai jamais été associé par les inspecteurs d’État. Il est impossible de faire sortir un franc des caisses de l’État sans justificatif. Donc, je ne peux pas comprendre qu’ils disent qu’il n’y a pas de pièces justificatives. Toutes les pièces existent », a-t-il déclaré.

Un patrimoine détaillé à la barre

Interrogé sur ses revenus en tant que ministre, Damantang Albert Camara a livré une déclaration chiffrée. « J’avais un salaire de 10 millions 500 mille francs guinéens. Prime d’installation : 70 millions. Primes de fêtes : cela pouvait aller de 25 millions à 45 millions. En tant que porte-parole du gouvernement, j’avais entre 20 et 30 millions de francs guinéens par an », a-t-il précisé.

Sur son patrimoine immobilier, il a indiqué être membre d’une masse successorale et a listé ses biens fonciers : une parcelle à Mafrényah achetée à 55 millions en 2017, deux parcelles à Kissidougou dont l’une lui a été offerte par un oncle, quatre hectares à Coyah acquis en 2013, une plantation de 76 hectares à Kouroussa achetée à 25 millions en 2017, et des parcelles à Dubréka offertes par une tante paternelle.

Concernant ses comptes bancaires, il a déclaré disposer d’un compte à l’AFG Bank avec 80 millions de francs guinéens, d’un compte à UBA avec 25 millions, et de comptes en France à La Banque Postale ouverts depuis 1991, avec 1 000 euros sur un compte courant, 250 euros sur un compte épargne et 15 000 euros sur un compte assurance retraite.

Au moment de la publication de cet article, l’ancien ministre continuait de répondre aux questions des différentes parties devant la chambre de jugement.

 

Laguinee.info 

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