spot_img
spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
spot_img

Liberté de la presse : Dr Faya Millimouno alerte sur un « recul » en Guinée et appelle au respect des contre-pouvoirs

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai 2026, Faya Millimouno a exprimé ses préoccupations sur la situation des médias en Guinée. Il évoque un recul du pays dans le classement de Reporters sans frontières et appelle au respect de la liberté d’expression.

Un message centré sur les enjeux démocratiques.

Dans une déclaration rendue publique faite sur son compte Facebook, DrFaya Lansana Millimouno a affirmé intervenir « en tant que militant convaincu que sans presse libre, il n’y a ni démocratie réelle, ni État de droit digne de ce nom ».

Évoquant le thème international « Façonner un avenir en paix », il a estimé que cet objectif repose sur « deux piliers indissociables : la vérité et la liberté d’expression », ajoutant qu’« un peuple qu’on prive d’information libre est un peuple qu’on prépare à la servitude ».

Un recul chiffré pointé.

Le responsable politique a attiré l’attention sur la position de la Guinée dans le classement mondial de Reporters sans frontières. Il a indiqué que le pays « recule de huit places » et « bascule désormais dans la catégorie “difficile”, avec 33 places perdues en trois ans seulement ».

Selon lui, « ce n’est pas un simple chiffre », mais « le reflet d’un espace civique qui se rétrécit » et « d’une presse qui respire de plus en plus difficilement ».

Respecter les contre-pouvoirs.

Dr Millimouno a insisté sur le rôle de la presse dans l’équilibre institutionnel. Il a déclaré que « chaque fois que le pouvoir se concentre sans contre-pouvoir, la démocratie recule », qualifiant la liberté de la presse de « contre-pouvoir indispensable ».

Il a également affirmé que « fermer un média, suspendre un journaliste, intimider une rédaction, c’est affaiblir la République elle-même ».

Un appel à l’application des textes.

Le président d’honneur du Bloc Libéral a évoqué la loi de 2020 sur l’accès à l’information publique, estimant qu’elle « reste une lettre morte ». Il a appelé les autorités à agir, rappelant que « les textes ne valent que s’ils sont appliqués ».

Il a ajouté que « la Guinée ne peut pas aspirer à la stabilité durable tout en étouffant les voix qui l’éclairent ».

Un message adressé aux journalistes et aux citoyens.

S’adressant aux professionnels des médias, Faya Millimouno a salué « le courage de chaque journaliste guinéen qui, malgré les pressions, les menaces et la précarité, continue d’informer avec intégrité ».

Il a enfin invité les citoyens à s’impliquer, déclarant : « exigez une presse libre, lisez, questionnez, comparez ».

Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par les débats autour de la liberté de la presse en Guinée, à l’occasion de la célébration du 3 mai. Déjà depuis plusieurs mois, le journaliste Habib Marouane Camara est toujours introuvable après avoir été enlevé. En plus, plusieurs médias critiques ont éteints brutalement éteints par les autorités guinéennes.

 

Laguinee.info

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS