L’activiste panafricaniste Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a comparu ce lundi devant un tribunal de Pretoria, en Afrique du Sud, aux côtés de son fils, Khonsou Seba Capo Chichi, et d’un ressortissant sud-africain, François van der Merwe.
Le trio est poursuivi pour séjour illégal, avec des allégations selon lesquelles le ressortissant sud-africain aurait tenté de les aider à rejoindre illégalement le Zimbabwe en échange de plus de 13 000 dollars américains (environ 318 000 rands sud-africains).
L’arrestation de Kemi Seba et de son fils, intervenue la semaine dernière dans un centre commercial de Pretoria, a mis en lumière une affaire complexe mêlant questions d’immigration, de statut diplomatique et de tensions politiques régionales. Lors de l’audience, le parquet a requis un report afin de procéder à des vérifications approfondies. Il s’agit notamment de confirmer l’authenticité du passeport de Kemi Seba, son statut de résident en Afrique du Sud, et d’examiner des soupçons de blanchiment d’argent pesant contre lui.
La défense, représentée par l’avocat Sesedi Phooko, a fermement contesté ces allégations, affirmant que le passeport de Kemi Seba est en règle. Il a précisé qu’il s’agit d’un passeport diplomatique nigérien, dont l’authenticité aurait été confirmée par l’ambassade du Niger. Cette information ajoute une dimension diplomatique à l’affaire, potentiellement complexe pour les autorités sud-africaines.
Par ailleurs, l’avocat de Kemi Seba a dénoncé les conditions de détention de son client, jugées particulièrement difficiles. Il a souligné que Kemi Seba est détenu séparément de son fils et est considéré comme un détenu à haut risque, ce qui restreint considérablement ses possibilités de consultation avec ses avocats. Ces conditions soulèvent des préoccupations quant au respect de ses droits en tant que détenu.
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