spot_img
spot_img
spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
spot_img

Nigeria : au moins 100 civils tués dans une frappe aérienne de l’armée sur un marché dans l’État de Yobe

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

Au moins 100 civils, dont des enfants, ont été tués samedi après qu’une frappe aérienne de l’armée nigériane a touché un marché hebdomadaire dans l’État de Yobe, près de la frontière avec le Borno State. Selon africanews.com, qui rapporte l’information en s’appuyant sur des témoignages de survivants et les déclarations d’Amnesty International, l’armée affirme avoir visé un repaire de combattants de Boko Haram. L’ONG qualifie l’incident d’erreur et réclame une enquête indépendante.

Un marché. Un samedi. Et une frappe qui a tout emporté. Au moins 100 civils ont perdu la vie après qu’une frappe aérienne de l’armée nigériane a touché un marché local dans l’État de Yobe, dans le nord-est du Nigeria. Parmi les victimes figurent des enfants. Notre source rapporte que des dizaines de blessés ont été transportés vers un hôpital à Geidam, où ils reçoivent des soins, selon les déclarations d’un agent hospitalier sur place.

L’armée visait un repaire présumé de Boko Haram

D’après les informations relayées par Africanews.com, l’armée nigériane a confirmé avoir mené une frappe dans la zone, affirmant cibler un repaire présumé de combattants du groupe Boko Haram, actif dans cette région depuis plus d’une décennie. Selon des sources locales citées par notre confrère, des renseignements faisaient état de la présence de militants à proximité du marché, soupçonnés de préparer des attaques contre des communautés voisines.

Mais la frappe a visiblement touché des civils rassemblés pour le marché hebdomadaire. Africanews.com rapporte que les autorités ont reconnu que des civils avaient été affectés, sans fournir de bilan officiel détaillé.

Amnesty International : « Parmi eux figurent des enfants »

Notre, source rapporte que l’ONG Amnesty International a réagi avec fermeté après avoir recueilli des témoignages de survivants et échangé avec des sources médicales sur place. « Nous avons leurs images, et parmi eux figurent des enfants », a déclaré un représentant de l’organisation, cité par notre source.

L’ONG a qualifié la frappe d’« erreur » et a appelé à l’ouverture d’une enquête indépendante pour établir les responsabilités et les circonstances exactes de cet incident.

Un problème récurrent depuis des années

Notre source rapporte que ce drame n’est malheureusement pas isolé. Depuis 2017, au moins 500 civils auraient été tués dans des frappes aériennes mal ciblées au Nigeria, selon des estimations disponibles citées par Africanews.com. Des analystes pointent régulièrement des défaillances du renseignement et un manque de coordination entre les opérations aériennes et terrestres comme causes principales de ces erreurs répétées.

Notre source rappelle que le nord-est du Nigeria demeure l’épicentre d’un conflit prolongé impliquant Boko Haram et d’autres groupes armés, avec des populations civiles souvent prises en étau entre les opérations militaires et les attaques des insurgés. Ce nouvel incident illustre une fois de plus les risques dramatiques auxquels sont exposées ces populations dans une région meurtrie par plus d’une décennie d’insurrection.

 

Laguinee.info

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS