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Décongestion du Port de Conakry : le ministère des Transports passe à l’offensive

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Pour consolider les avancées réalisées au Port Autonome de Conakry (PAC), le Ministère des Transports a annoncé, ce mercredi 8 avril 2026, une série de mesures d’urgence. Entre extension des délais de grâce et levée des restrictions de circulation, l’objectif est d’assurer une fluidité totale de la chaîne logistique.

Le poumon économique de la Guinée respire enfin, et les autorités entendent bien garder ce cap.

Une stratégie de fluidité sans interruption

La décision la plus immédiate concerne le mouvement des marchandises. Pour éviter tout engorgement, le communiqué №001/2026 stipule que la circulation des camions desservant le port est désormais autorisée 24h/24 et sans délai. Cette mesure de levée totale des restrictions pour les gros porteurs, confirmée par le Secrétaire Général Mohamed Bakayoko, reste maintenue jusqu’à nouvel ordre.

Afin de garantir que cette intensification du trafic ne nuise pas à la sécurité publique, le ministère a mobilisé la Police Routière, la Gendarmerie nationale, l’AGUISER ainsi que le Syndicat des transporteurs routiers pour coordonner la fluidité des axes.

Allègements financiers et délais étendus

Sur le plan opérationnel, les transporteurs et transitaires bénéficient d’une bouffée d’oxygène. Suite aux recommandations de la Communauté Portuaire de Conakry (CEPC), Conakry Terminal accorde désormais cinq jours supplémentaires sur le délai de transfert. Ce dernier passe donc à quinze jours pour une période de deux mois.

Parallèlement, le ministère a tranché sur la question épineuse des frais : la suspension du paiement des surestaries est levée, mais avec une interdiction formelle de toute rétro-facturation. Un comité de veille a été spécifiquement chargé de traquer la moindre anomalie pouvant gripper cette mécanique logistique.

Cette accélération fait suite à une réunion extraordinaire de la CEPC tenue le mercredi 02 avril 2026. La méthode employée repose sur un consensus documenté par un Procès-Verbal signé par l’ensemble des membres de la communauté portuaire. C’est sur la base de cet historique de concertation que le département des transports a bâti ces nouvelles directives, visant à pérenniser les efforts de décongestionnement déjà observés sur le terrain.

L’administration souligne que toute falsification de ce document officiel expose ses auteurs à des peines allant de 5 à 10 ans d’emprisonnement, assorties de lourdes amendes, conformément au code pénal guinéen. L’évolution de la situation sur les quais et les routes d’accès sera désormais scrutée de près par le comité de veille.

Laguinee.info.

 

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