L’ancien international et ancien président libérien George Weah s’est exprimé sur la décision de la CAF d’invalider la victoire du Sénégal en finale de la CAN 2025. Dans une déclaration datée du 18 mars 2026, il remet en cause la légitimité de cette décision au regard des Lois du Jeu.
Dans un débat déjà tendu, la voix de George Weah vient relancer la controverse sur le terrain du droit du football.
Dans une déclaration rendue publique, George Weah s’appuie sur les règles fondamentales du football pour contester la décision de la Confédération africaine de football (CAF). Il rappelle d’emblée un principe qu’il juge central : l’autorité de l’arbitre pendant le match.
« Dans le football, les Lois du Jeu sont claires : l’arbitre sur le terrain est l’autorité finale pour les décisions prises pendant le match. Une fois que le jeu est autorisé à se poursuivre et que la rencontre est menée à son terme, le résultat obtenu sur le terrain doit être maintenu », affirme-t-il.
L’ancien Ballon d’Or insiste sur la conformité des règlements de la CAF avec ceux de la FIFA, en citant explicitement la Loi 5 des Lois du Jeu.
« L’arbitre a toute autorité pour faire appliquer les Lois du Jeu […] et ses décisions sur les faits liés au jeu sont définitives », rappelle-t-il.
Revenant sur les faits, George Weah indique que la finale entre le Sénégal et le Maroc a été menée à son terme, y compris les prolongations, après que l’arbitre a autorisé la poursuite du match malgré le retrait du Sénégal. Il souligne également que le rapport de l’arbitre a mentionné une interruption de jeu, et non un forfait, tout en recommandant des sanctions pour les incidents survenus.
Sur cette base, il conteste la décision prise après coup par les instances de la CAF.
« La décision ultérieure du comité de la CAF […] ne devrait pas primer sur l’autorité exercée par l’arbitre pendant la rencontre », déclare-t-il.
Dans son argumentaire, George Weah met en garde contre les conséquences d’une telle décision sur le fonctionnement du football.
« Le football doit se décider sur le terrain, et non être redécidé après le coup de sifflet final », affirme-t-il, évoquant le risque de voir des décisions arbitrales remises en cause a posteriori.
Il estime également que cette situation pourrait affecter la confiance dans les compétitions africaines.
« Cette décision a davantage terni et entaché le football africain, en fragilisant la confiance dans l’équité, la cohérence et l’intégrité du jeu sur le continent », ajoute-t-il.
Face à cette situation, George Weah appelle le Tribunal arbitral du sport et les instances compétentes à intervenir.
« J’appelle le TAS […] à agir avec fermeté afin que cette situation ne perdure pas », indique-t-il.
Enfin, il dément formellement des informations circulant sur les réseaux sociaux.
« Les publications […] affirmant que je soutiens la décision […] sont totalement fausses », précise-t-il, appelant à cesser toute diffusion de ces contenus.
Alors que les prises de position se multiplient, la controverse autour de la finale de la CAN 2025 continue de s’intensifier, avec désormais une attention portée sur les prochaines décisions des instances sportives internationales.
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