À mesure que l’échéance électorale approche, les préparatifs s’accélèrent. Ce jeudi 5 mars 2026, la Direction générale des élections (DGE) a procédé à l’installation d’une Commission financière chargée de proposer les montants des cautions de candidature ainsi que le plafonnement des dépenses de campagne pour les élections législatives et communales à venir, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
Cette décision intervient alors que l’organisation des scrutins se précise progressivement, même si plusieurs paramètres essentiels restent encore en attente de validation officielle.
Une commission avec un délai serré
Selon les informations recueillies sur place, la commission mise en place devra formuler ses propositions dans un délai de quatre jours. Elle sera présidée par l’ONASUR et aura pour mission principale de déterminer les cautions exigées aux candidats ainsi que les limites financières applicables aux campagnes électorales.
Une tâche sensible dans un contexte où le financement de la vie politique suscite régulièrement débats et critiques.
Trois cautions prévues pour des scrutins couplés

Intervenant lors de la cérémonie, la directrice générale des élections, Djénabou Touré, a précisé que trois cautions différentes seront définies en raison de la nature des scrutins organisés simultanément.
« Nous aurons trois cautions parce que nous avons trois scrutins de liste. N’oubliez pas que ces élections sont couplées, ce sont les législatives et les communales qui vont s’organiser ensemble », a-t-elle expliqué.
Elle a également détaillé l’architecture du scrutin législatif.
« Pour les législatives, il y a deux scrutins : le scrutin de liste à la représentation proportionnelle pour élire 49 députés sur les listes nationales et nous aurons les scrutins majoritaires uni et plurinominal qui vont permettre aux citoyens de désigner leurs représentants par circonscription au sein de l’Assemblée. On en aura 98. Nous avons fait une proposition de répartition par circonscription », a indiqué la responsable de la DGE.
Une répartition encore en attente de validation
Toutefois, cette répartition des sièges n’est pas encore définitive. Elle doit être validée par le président de la République, qui devra entériner la proposition dans les prochains jours.
Selon la DGE, cette validation permettra de connaître précisément le nombre de députés attribués à chaque circonscription, la loi prévoyant entre un et cinq députés par circonscription, en fonction de la population.
« Cela va permettre de connaître quelle est la circonscription qui va avoir un, jusqu’à cinq députés. En tout cas, la loi prévoit 1 à 5 députés. Nous aurons la caution pour les élections communales. Les conseillers aussi varient de 11 à 45 conseillers par commune, en fonction du nombre de la population. Tous ces actes sont en train d’être pris au niveau du secrétariat général du gouvernement et le gouvernement lui-même. Et c’est ce qui va nous permettre d’avoir les trois cautions », a poursuivi Djénabou Touré.
Une commission composée de représentants institutionnels
La commission financière mise en place comprend plusieurs représentants d’institutions publiques, notamment :
un représentant du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget ;
un représentant du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ; deux représentants de la Direction générale des élections.
Des décisions attendues avant le dépôt des candidatures
La DGE espère que les propositions issues de cette commission permettront de fixer rapidement les montants des cautions et les plafonds de dépenses, avant l’ouverture du dépôt des candidatures.
« Nous espérons très prochainement qu’avant le démarrage du dépôt des dossiers de candidature que la direction générale des élections fixera par décision les montants pour les cautions et le plafonnement des dépenses », a conclu Djénabou Touré.
Si les autorités assurent que le processus suit son calendrier, plusieurs observateurs estiment que le temps reste compté pour régler toutes les questions techniques liées à ces élections couplées, qui s’annoncent déjà comme l’un des rendez-vous politiques les plus scrutés de l’année 2026 en Guinée.
Ismaël Sam, pour Laguinee.info







