Le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry pour juger le deuxième volet du procès des événements du 28 septembre 2009, a statué ce lundi 23 février sur l’exception de nullité de la procédure soulevée par la défense des accusés Georges Oulemou, Thomas Touaro, Jean Louis Kpoghomou et autres.
À l’issue de la décision rendue par le président du tribunal, Me David Beavogui, avocat de la défense, s’est dit entièrement satisfait :
« Ce procès est derrière nous, nos clients ne peuvent plus être jugés en vertu d’une procédure qui est morte et enterrée. »
L’avocat a rappelé les quatre années de détention de ses clients et a salué la décision de justice :
« Après quatre ans de détention arbitraire et illégale, nos clients ont été libérés purement et simplement par la justice guinéenne. C’est une victoire de toute la justice guinéenne sur l’arbitraire. C’est un message d’espoir pour la population et les étudiants de droit : il y a des hommes qui peuvent décider de dire non quand il est de droit, et c’est ce que nous avons vécu aujourd’hui. »
Me Beavogui a précisé le contenu de la décision :
« Le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry, a constaté la nullité de la procédure dont font l’objet nos clients. Il a confirmé l’arrêt numéro 9 de la deuxième chambre de contrôle de l’instruction de la cour d’appel, qui avait annulé cette procédure et ordonné leur mise en liberté s’ils ne sont détenus pour autre cause. Le procès est terminé, sauf appel du Ministère Public et des parties civiles. Mais la question de détention ne sera pas réexaminée. »
Cette décision marque un tournant dans le second volet du procès du 28 septembre 2009, offrant une forme de réparation judiciaire aux accusés et soulignant l’importance du respect de la procédure dans le système judiciaire guinéen.
Laguinee.info







