En déplacement à Addis-Abeba, en Éthiopie, le ministre guinéen des Affaires étrangères a tenu un discours direct à l’endroit des Guinéens vivant à l’étranger. Face aux critiques visant l’action gouvernementale, le chef de la diplomatie a appelé à un dépassement des clivages politiques au nom de la cohésion nationale.
Tout en réaffirmant le rôle protecteur de l’État envers l’ensemble des citoyens, y compris ses opposants les plus virulents, il a insisté sur le caractère inclusif de la vision portée par le président Mamadi Doumbouya.
« Donnons-nous la main. Il n’y a que des Guinéens et des Guinéennes. Oubliez les divisions. […] Pour le Président Doumbouya, tout le monde est avec lui, même ceux qui nous insultent sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré.
Le choix de ne pas répondre aux critiques
Évoquant les attaques dont les autorités font l’objet sur les réseaux sociaux, le ministre a estimé que ces critiques traduisent l’impact des actions menées par le gouvernement. Il a, à ce titre, justifié l’absence de réponse officielle aux détracteurs.
« Dieu sait combien de fois on nous insulte parce qu’on fait du bon travail. Si on ne faisait rien, personne ne nous aurait écouté. […] C’est pourquoi nous ne répondons à personne », a-t-il affirmé.
Assistance à tous les citoyens
Au-delà des polémiques en ligne, le ministre des Affaires étrangères a rappelé la responsabilité de l’État envers chaque citoyen, indépendamment de ses opinions politiques.
« Ceux qui passent le temps à nous insulter, là, s’ils ont un problème, on ira les chercher pour les aider. […] Même ceux qui ne nous aiment pas, on est obligé de le faire », a-t-il insisté.
Selon lui, la mission de l’administration publique demeure le service universel, placé au-dessus des divergences exprimées, notamment sur les plateformes numériques.
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