Le 39e sommet de l’Union africaine (UA), ouvert ce samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, a été marqué par un appel fort à l’unité et à la responsabilité des dirigeants africains, lancé par le président sortant de l’organisation, l’Angolais João Lourenço.
Dans son discours inaugural, João Lourenço a souligné la complexité du contexte international actuel, qualifié de « ère de reconfiguration géopolitique mondiale ». Il a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de parler d’une seule voix sur les grandes questions qui touchent le continent : « Il est indispensable que l’Afrique défende des positions fortes et communes sur des questions vitales telles que le changement climatique, la santé, les droits de l’homme, la paix et la sécurité alimentaire, ainsi que le multilatéralisme, qui doit être considéré comme l’outil le plus important pour rétablir l’ordre mondial. »
Le chef de l’État angolais a mis en garde contre un affaiblissement des institutions internationales : « Cette fragilité est particulièrement ressentie sur le continent africain, contraignant ses dirigeants à intensifier leurs efforts pour défendre les intérêts vitaux de l’Afrique. » Il a insisté sur la nécessité de construire « une Afrique stable et intégrée, où les conflits sont prévenus et réglés par des mécanismes africains forts et cohérents ».
João Lourenço a également adressé un appel direct aux États membres de l’UA pour une gouvernance plus responsable et inclusive : « Nos institutions doivent refléter la volonté collective et renforcer la confiance de notre jeunesse dans notre projet commun. » Il a rappelé que le continent dispose des ressources, des connaissances et de la volonté politique nécessaires pour transformer ses défis en opportunités, mais que cela nécessite « une action cohérente, une mise en œuvre responsable et une solidarité entre nos États ».
Le président sortant a exprimé l’espoir que ce sommet permette non seulement d’évaluer les progrès et de détecter les contraintes persistantes, mais surtout de déboucher sur des engagements concrets : « Des engagements clairs et mesurables, susceptibles d’avoir un impact réel sur la vie de nos populations. »
À travers son allocution, João Lourenço a insisté sur le rôle central de l’Afrique dans les affaires mondiales et sur la nécessité d’une coopération renforcée entre États pour faire face aux défis de la géopolitique contemporaine.







