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António Guterres : « L’Afrique, qui concentre 60 % du potentiel solaire mondial, peut devenir un poids lourd des énergies propres»

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Lors du sommet de l’Union africaine le 14 février 2026, le Secrétaire général de l’ONU a souligné l’urgence de protéger le continent face aux impacts du réchauffement planétaire et d’accompagner sa transition vers les énergies renouvelables.

« La science ne laisse planer aucun doute : le réchauffement planétaire dépassera la limite de 1,5 °C », a rappelé le Secrétaire général, insistant sur la nécessité de réduire autant que possible les conséquences du changement climatique. Il a ajouté que « les pays du G20 sont à l’origine de presque 80 % des émissions mondiales » et doivent donc « réaliser des réductions importantes au cours de cette décennie ».

Pour l’Afrique, le Secrétaire général a mis en avant le potentiel du continent en matière d’énergies propres : « L’Afrique, qui concentre 60 % du potentiel solaire mondial, peut devenir un poids lourd des énergies propres. Pourtant, elle ne comptabilise que 2 % des investissements mondiaux dans ces énergies.»

Il a appelé à une priorité pour l’adaptation aux impacts climatiques, rappelant que le continent « n’a pratiquement pas contribué à la crise » mais subit un réchauffement plus rapide que la moyenne mondiale. Parmi les mesures urgentes, il a cité le triplement du financement de l’adaptation par les pays développés, la mobilisation de 1 300 milliards de dollars par an pour les pays en développement d’ici 2035, et le renforcement du Fonds pour les pertes et préjudices.

La justice dans l’exploitation des ressources naturelles a également été soulignée : « Les peuples d’Afrique doivent bénéficier des ressources de l’Afrique. Halte à l’exploitation. Halte au pillage. »

Le Secrétaire général a enfin insisté sur la nécessité d’une transition juste, ordonnée et équitable des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables, ainsi que sur l’importance de dispositifs d’alerte rapide et de chaînes de valeur durables pour les minéraux critiques nécessaires à la transition énergétique.

Ce discours réaffirme que l’Afrique doit être au centre des décisions et des investissements climatiques mondiaux, en tant qu’acteur et bénéficiaire de la transition énergétique, face aux conséquences d’un réchauffement dont elle n’est que très peu responsable.

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