La Maison centrale de Conakry a connu, le 9 février 2026, une opération de contrôle qui a mis au jour une réalité préoccupante au cœur de l’établissement pénitentiaire. Une fouille inopinée, menée sous la supervision des autorités judiciaires, a permis la saisie de plusieurs objets strictement interdits, révélant une fois de plus les défis sécuritaires en milieu carcéral.
« Une opération de contrôle et de fouille inopinée a été menée le 09 février 2026 au sein de la Maison centrale de Conakry. Cette opération sous contrôle a permis de découvrir et de saisir plusieurs objets prohibés, notamment des téléphones portables, des substances psychotropes et des armes blanches (…) en possession de certains détenus. »
Téléphones portables, drogues et armes blanches ont ainsi été retrouvés dans les cellules, confirmant l’ampleur du problème et la nécessité, selon le parquet, de renforcer la vigilance au sein de la prison.
Un refus qui fait monter la tension
Au cours de cette opération, un incident est venu aggraver la situation. Aboubacar Diakité, dit “Toumba”, détenu dans le cadre de l’affaire des événements du 28 septembre 2009, au cours desquels plus de 150 personnes ont perdu la vie, a opposé un refus catégorique aux agents chargés de la fouille.
« Monsieur Aboubacar Diakité, dit “Toumba”, a fait preuve d’une attitude agressive en refusant de se soumettre à la fouille, tout en proférant des menaces à l’encontre des agents de sécurité. »
Selon le communiqué du Parquet général, ce comportement n’a pas seulement visé les forces de l’ordre. Il a également provoqué des tensions parmi les autres détenus, faisant craindre un débordement.
« Son comportement menaçant (…) a également créé des tensions parmi les autres détenus. »
Un transfert pour éviter l’escalade
Face à une situation jugée alarmante et afin d’éviter toute détérioration de l’ordre interne, l’administration pénitentiaire a opté pour une mesure immédiate.
« L’administration pénitentiaire a pris la décision légale et appropriée de transférer Monsieur Aboubacar Diakité ce mardi 10 février 2026 à la Maison centrale de Coyah. »
Ce transfert, précise le parquet, vise avant tout à garantir la sécurité.
« Cette mesure vise à préserver l’ordre public et à garantir la sécurité tant des autres détenus que du personnel pénitentiaire. »
Le parquet assume une ligne de fermeté
À travers cette communication, le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry réaffirme sa volonté de ne laisser aucune zone d’ombre dans les établissements pénitentiaires.
« Le Parquet général réaffirme sa détermination à veiller au strict respect de la loi, à la sécurité des établissements pénitentiaires ainsi qu’à la lutte résolue contre toute forme de criminalité, y compris celles susceptibles d’être organisées depuis les lieux de détention. »
Au-delà des murs de la prison, cette opération rappelle que la question sécuritaire en milieu carcéral reste sensible. Elle met aussi en lumière la détermination affichée des autorités judiciaires à maintenir l’ordre, y compris face à des détenus impliqués dans les affaires les plus lourdes de l’histoire récente du pays.
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