Les activités de la société minière Dynamic Mining sont totalement interrompues depuis trois jours dans la commune rurale de Malapouya, préfecture de Boké. Cette paralysie fait suite à une mobilisation des populations locales, qui dénoncent le non-respect de plusieurs engagements sociaux pris par l’entreprise.
Ce jeudi 5 février 2025, la contestation a pris une nouvelle dimension avec l’entrée en scène des femmes de la localité. Selon des témoins, elles ont installé des foyers pour cuisiner directement sur la route utilisée par les engins miniers, empêchant toute circulation et suspendant l’ensemble des opérations de la société.
Les communautés de Balla accusent Dynamic Mining de ne pas avoir tenu plusieurs engagements :
- mise en place de forages fonctionnels ;
- reprofilage des routes communautaires ;
- emploi des jeunes de la localité ;
- publication de la matrice du recensement jugée non transparente.
Alhassane, président de la jeunesse du district de Bala Dabi, explique les raisons de cette mobilisation :
« Nous réclamons trois à quatre points essentiels : la publication de la matrice du recensement faite par la société, l’emploi des jeunes de la localité dans les mines et le respect des engagements concernant les forages. Certains forages promis ne sont pas réalisés, d’autres ne fonctionnent même pas. La société refuse aussi de nettoyer et d’entretenir nos routes. À cause de l’exploitation minière, l’eau de nos marigots n’est plus potable et nos jardins ne produisent plus. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes sortis », a-t-il déclaré.
Les manifestants ont prévenu que la route minière resterait bloquée tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.
« Nous restons ici tant que nos réclamations ne seront pas satisfaites. Trop, c’est trop. Nous vivons dans la poussière », a indiqué une participante à la mobilisation.
Pour l’heure, la responsabilité de résoudre cette crise sociale incombe à la direction de Dynamic Mining, appelée à trouver rapidement une solution afin de reprendre les activités minières dans la zone.
Depuis Boké, Amadou Oury Coumbassa, pour Laguinee.info







