À Tombolia Bas-Fond, la journée commence au bord de l’eau. Filets, cordes et longues perches en bois entre les mains, les pêcheurs s’activent dès les premières heures. Ici, chaque sortie sur le plan d’eau est une nouvelle tentative de ramener suffisamment de poissons pour nourrir les familles et assurer quelques revenus.
Au bord du plan d’eau, les gestes se répètent. Les filets sont préparés. Les cordes sont ajustées. Les longues perches en bois servent à guider les équipements dans l’eau.
Dans ce décor, les pêcheurs avancent avec des moyens rudimentaires. Leur objectif reste le même : rentrer avec une prise suffisante.
Mais la pêche artisanale ne garantit pas chaque jour le même résultat. La quantité de poissons capturés varie selon les sorties. Les revenus suivent la même incertitude.
« Certains jours, la prise est faible »

Pour le chef de port, cette activité occupe une place importante dans l’économie locale.
« Ici, la pêche fait vivre beaucoup de personnes. Les pêcheurs travaillent avec les moyens qu’ils ont, mais ils rencontrent encore plusieurs difficultés, notamment le manque de matériel adapté et les conditions de travail qui ne sont pas toujours faciles », explique-t-il.

Pour les pêcheurs, ces difficultés font partie du quotidien.
L’un d’eux raconte : « Nous venons pêcher pour chercher de quoi nourrir nos familles. Certains jours, nous attrapons suffisamment de poissons, mais d’autres jours, la prise est faible. Malgré cela, nous continuons parce que c’est notre activité et notre principal moyen de vivre. »
Une sortie peut donc être productive comme elle peut se solder par une faible prise. Pourtant, le lendemain, les pêcheurs reviennent au bord de l’eau.
Du pêcheur au consommateur
Le poisson capturé ne reste pas uniquement sur les embarcations ou dans les filets. Une partie est vendue aux populations riveraines.

Le port devient ainsi un petit point d’approvisionnement pour les habitants du secteur. Les pêcheurs y écoulent leur production et les consommateurs viennent y chercher du poisson frais.
Une habitante explique : « Nous venons ici pour acheter du poisson parce que c’est proche et que nous pouvons trouver du poisson frais. Cela nous aide beaucoup pour nourrir nos familles et parfois pour revendre une partie du poisson. »

Derrière cette transaction se dessine une petite chaîne économique : les pêcheurs capturent le poisson, les vendeurs l’écoulent et les familles riveraines s’approvisionnent.
Des équipements encore limités
Malgré son importance, l’activité reste confrontée à plusieurs contraintes. Les pêcheurs disposent principalement de matériels rudimentaires et souhaitent de meilleures conditions de travail.

Le manque d’équipements adaptés constitue l’une des difficultés évoquées par les acteurs du port. À cela s’ajoutent les conditions naturelles, qui influencent directement les résultats des sorties de pêche.
Pour les acteurs rencontrés, l’amélioration de l’organisation du port et l’accès à des équipements plus adaptés pourraient contribuer à renforcer l’activité.

La préservation du plan d’eau constitue également un enjeu pour les populations qui en dépendent. Car au-delà des pêcheurs, plusieurs familles tirent directement ou indirectement des revenus de cette activité.
Une activité qui résiste
À Tombolia Bas-Fond, les filets continuent d’être jetés dans l’eau malgré l’incertitude des prises.
Au fil des jours, les pêcheurs repartent avec le même espoir : ramener suffisamment de poissons pour assurer les besoins de leurs familles.

Ici, la pêche artisanale reste une activité modeste par ses moyens, mais importante par son rôle dans la vie quotidienne des populations riveraines.
Thierno Abdoulaye Diallo et Mamadou Lamarana Diallo, Stagiaires pour Laguinee.info





