Un drame familial a coûté la vie à deux adolescents à Faraba, dans la préfecture de Mandiana. Une femme, identifiée comme Fatouma, est mise en cause par son époux, qui l’accuse d’avoir fait consommer une substance toxique aux deux enfants, dont l’un était le sien. Les circonstances exactes des décès restent à établir.
Selon Sékou Baro, époux de la femme mise en cause, les deux adolescents sont tombés malades après avoir consommé une soupe préparée par Fatouma. Ils seraient ensuite décédés.
Le père affirme avoir remarqué, quelques jours avant le drame, une odeur inhabituelle qu’il associait au poisson dans la chambre et sur l’un des enfants.
« Je lui ai dit que je sentais une odeur de poisson dans la chambre et sur l’enfant. Elle m’a répondu qu’elle était enrhumée et qu’elle ne sentait pas cette odeur », rapporte-t-il.
Un enfant retrouvé en train de vomir
Sékou Baro raconte qu’à son retour des champs, il aurait découvert l’un des enfants, celui de sa coépouse, dans un état inquiétant.
« Je suis allé au champ. À mon retour vers 13 heures, j’ai trouvé l’enfant de sa coépouse en train de vomir. Ce qui sortait de sa bouche était noir et dégageait la même odeur que celle que j’avais remarquée dans la chambre », affirme-t-il.
Face à la situation, le père dit avoir cherché à savoir ce que les deux enfants avaient consommé avant de tomber malades.
Selon son récit, sa fille aînée lui aurait indiqué que les deux adolescents avaient bu une soupe préparée par leur marâtre, Fatouma.
« Je lui ai demandé ce qu’elles avaient mangé. Elle m’a dit que c’est leur marâtre Fatouma qui leur avait donné une soupe à boire », poursuit-il.
La mise en cause conduite à la gendarmerie
Après le décès des deux adolescents, Fatouma aurait été interpellée puis conduite à la gendarmerie de Mandiana.
Sékou Baro affirme qu’elle aurait reconnu les faits au cours de son interrogatoire.
« Elle a reconnu les faits quand elle est arrivée à la gendarmerie. Ce que je demande aujourd’hui, c’est que justice soit rendue », déclare-t-il.
Ces déclarations constituent toutefois la version du mari de la femme mise en cause. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’établir les causes médicales des décès ni la responsabilité pénale de Fatouma.
Les circonstances exactes de la mort des deux adolescents, notamment la cause de leur malaise et l’éventuelle présence d’une substance toxique, devront être déterminées par les investigations des autorités compétentes.
La présumée mise en cause bénéficie, par ailleurs, de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice définitive.
Mamadou Camara, correspondant régional pour Laguinee.info





