Une menace d’assassinat attribuée à l’Iran aurait conduit les services de sécurité américains à modifier discrètement le dispositif de déplacement de Donald Trump lors du sommet de l’Otan à Ankara, le 8 juillet. Une enquête du Washington Post, publiée le 10 août, révèle que le président américain aurait quitté la Turquie à bord d’un avion militaire différent de celui présenté publiquement comme son appareil de départ.
Selon le quotidien américain, Donald Trump avait publiquement embarqué à bord de l’ancien Air Force One, un Boeing 747, sous les yeux des caméras et de plusieurs journalistes.
Quelques minutes plus tard, le président aurait toutefois été transféré discrètement vers un C-32A de l’armée américaine. D’après le récit du Washington Post, cette opération aurait été réalisée à l’aide d’un camion de restauration afin de ne pas attirer l’attention sur le changement d’appareil.
Le Boeing 747 aurait ensuite poursuivi sa route vers la base britannique de Mildenhall avec des journalistes et des membres du personnel de la Maison-Blanche à bord. Donald Trump, lui, aurait voyagé à bord du C-32A, notamment en compagnie du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth.
Un dispositif destiné à brouiller les pistes
Selon le Washington Post, cette manœuvre avait notamment pour objectif de rendre plus difficile le suivi des déplacements du président américain.
Trump aurait ensuite réapparu à Mildenhall à bord de l’ancien Air Force One, avant de reprendre le nouvel appareil présidentiel offert par le Qatar pour poursuivre son voyage vers les États-Unis.
Plusieurs journalistes présents dans le dispositif ainsi que certains responsables de la Maison-Blanche auraient eux-mêmes ignoré le véritable itinéraire du président, selon les sources citées par le quotidien.
Une menace attribuée à l’Iran
Cette opération intervient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran.
Quelques jours avant le déplacement présidentiel, les États-Unis avaient repris leurs frappes contre des cibles iraniennes. Des responsables américains avaient également indiqué à CBS News qu’une menace considérée comme crédible, attribuée à l’Iran et à des groupes alliés, avait conduit les services de sécurité à modifier le plan de vol présidentiel.
Le choix de ne pas utiliser le nouvel appareil offert par le Qatar avait également suscité des interrogations concernant ses équipements de défense.
La révélation du Washington Post apporte toutefois un élément supplémentaire : selon le quotidien, Trump n’aurait pas seulement changé d’avion. Son transfert aurait été organisé de manière à maintenir l’illusion qu’il se trouvait toujours à bord de l’appareil officiellement annoncé.
La Maison-Blanche ne conteste pas le récit
La Maison-Blanche n’a pas contesté le dispositif décrit par le Washington Post. Elle s’est principalement attachée à défendre le niveau de sécurité du nouvel appareil présidentiel.
L’Associated Press indique toutefois ne pas avoir été en mesure de confirmer indépendamment l’ensemble des éléments rapportés par le Washington Post.
À ce stade, les informations disponibles reposent donc principalement sur l’enquête du quotidien américain et sur des éléments communiqués par des responsables américains. La nature exacte de la menace et les informations ayant conduit à la modification du dispositif présidentiel n’ont pas été rendues publiques dans leur intégralité.
Laguinee.info





