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Forêt classée de Kakimbo : l’urbanisation grignote peu à peu les espaces verts

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À Kakimbo, dans la commune de Ratoma, la forêt classée porte les traces d’une pression humaine de plus en plus visible. À certains endroits, les arbres ont disparu, des bois coupés jonchent le sol et les constructions se rapprochent progressivement de l’espace forestier. À proximité des rails, les déchets s’ajoutent à cette dégradation du paysage.

En parcourant cette partie de Kakimbo, le contraste saute aux yeux. Quelques espaces encore couverts de végétation rappellent le caractère naturel de la zone. Mais à quelques mètres, le décor change. Des arbres ont été coupés et des morceaux de bois sont visibles sur le sol.

La végétation apparaît ainsi par endroits interrompue par des signes d’occupation humaine. Ici, un espace dégagé. Là, des traces de coupe. Plus loin, des constructions qui s’installent à proximité de la forêt.

Des déchets jusque sur les abords des rails

La situation est particulièrement visible près des rails. Sur une partie des abords, les déchets ont pris possession du sol.

Sacs plastiques, ordures ménagères et autres détritus sont abandonnés à même le sol. Certains déchets sont dispersés sur plusieurs mètres, tandis que d’autres s’accumulent en tas.

Le lieu, qui devrait principalement servir au passage du train, présente ainsi par endroits les signes d’un espace utilisé comme dépotoir. Cette accumulation d’ordures accentue le contraste avec les quelques portions de végétation encore préservées.

Sur place, les déchets ne constituent donc pas seulement une question d’esthétique. Leur présence contribue également à la dégradation progressive de l’environnement immédiat.

Les constructions gagnent du terrain

Plus loin, d’autres signes témoignent de l’avancée de l’occupation humaine. Des habitations et diverses constructions sont visibles dans des zones proches de la forêt.

À mesure que les constructions apparaissent, les espaces disponibles pour la végétation se réduisent. Le paysage se transforme progressivement, donnant davantage de place aux installations humaines.

Cette évolution pose la question de la préservation des espaces verts dans une capitale confrontée à une forte expansion urbaine.

À Kakimbo, la forêt se retrouve ainsi au contact direct de plusieurs formes de pression : coupes de bois, dépôts sauvages d’ordures et développement des constructions.

Une forêt qui change de visage

Pour les riverains, cette transformation est perceptible au quotidien. La végétation qui caractérisait autrefois certains secteurs laisse progressivement place à des espaces occupés ou dégradés.

La diminution des arbres modifie le paysage. L’apparition de nouvelles constructions renforce également cette impression d’un espace naturel progressivement encerclé par l’urbanisation.

La question des déchets vient ajouter une autre difficulté. Leur accumulation peut dégrader le cadre de vie autour de la forêt et rendre certains espaces moins accueillants pour les populations riveraines.

Le défi de préserver les derniers espaces verts

La forêt classée de Kakimbo apparaît aujourd’hui comme un espace naturel confronté à plusieurs usages et pressions. D’un côté, les besoins liés à l’habitat et à l’expansion des quartiers. De l’autre, la nécessité de préserver la végétation et les espaces naturels.

Le constat effectué sur place rappelle ainsi les difficultés auxquelles sont confrontés les espaces verts dans une ville en pleine croissance.

La question dépasse désormais Kakimbo : comment permettre à Conakry de poursuivre son développement urbain tout en protégeant les espaces naturels qui participent à la qualité du cadre de vie ?

À Kakimbo, les arbres coupés, les déchets accumulés près des rails et les constructions visibles aux abords de la forêt donnent déjà un aperçu de cette tension entre urbanisation et préservation de l’environnement.

 

Salématou Keïta, Stagiaire pour Laguinee.info

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