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Conakry: les syndicats de la BCRG menacent d’une grève illimitée

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Le climat social se tend à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). La délégation syndicale de l’institution, soutenue par la Fédération syndicale des banques, assurances et microfinances de Guinée (FESABAG) et l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), a déposé un préavis de grève couvrant la période du 10 au 20 août 2026. À défaut d’un accord avec la direction, les syndicats annoncent une grève générale à durée indéterminée.

Le bras de fer entre les travailleurs et la direction de la BCRG entre dans une nouvelle phase. Les organisations syndicales ont officiellement déposé un préavis de grève, faisant planer la menace d’une paralysie de l’institution monétaire.

Selon Guinee Diaspo, le mouvement est porté par la délégation syndicale de la Banque centrale, avec le soutien de la FESABAG et de l’USTG.

Le protocole d’accord au cœur du désaccord

À l’origine de cette mobilisation figure notamment le protocole d’accord portant sur l’année 2026. Selon les syndicats, ce document fait suite à plusieurs séances de négociations menées avec le cabinet de la Banque centrale autour d’une plateforme de revendications.

Les représentants des travailleurs affirment toutefois que les discussions n’ont pas abouti à la signature du protocole. Ils dénoncent notamment ce qu’ils présentent comme un refus du gouverneur de la BCRG de ratifier l’accord.

Pour les organisations syndicales, cette situation justifie le recours à la grève si aucun compromis n’est trouvé.

Dix jours pour éviter la grève illimitée

Le préavis prend effet le lundi 10 août et court jusqu’au jeudi 20 août 2026. Cette période constitue une dernière fenêtre pour tenter de trouver une issue au conflit.

Les syndicats préviennent qu’en l’absence d’accord à l’issue du préavis, ils pourraient déclencher une grève générale à durée indéterminée.

Une telle mobilisation au sein de la Banque centrale pourrait avoir des répercussions sur le fonctionnement de l’institution et, plus largement, sur certaines opérations liées au secteur bancaire et financier.

Pour l’heure, les revendications syndicales restent au centre des discussions. La direction de la BCRG n’a pas, dans les informations disponibles, communiqué publiquement sa position sur le préavis de grève et les accusations formulées par les organisations syndicales.

La période allant du 10 au 20 août sera donc déterminante pour l’avenir du mouvement. Les négociations entre les différentes parties devront permettre de déterminer si le conflit peut être désamorcé ou s’il débouchera sur une grève à durée indéterminée.

 

Laguinee.info

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