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Samatran–Ansoumanya : une route dégradée qui met les usagers à rude épreuve

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Le tronçon routier reliant Samatran à Ansoumanya continue de susciter l’inquiétude des usagers. Fortement dégradée, cette route est devenue un véritable casse-tête pour les automobilistes, les conducteurs de motos et de tricycles, ainsi que pour les piétons, particulièrement en cette saison des pluies.

Sur plusieurs kilomètres, la chaussée est marquée par des nids-de-poule, des bourbiers, des flaques d’eau et des affaissements qui ralentissent considérablement la circulation. Les conducteurs sont contraints de rouler à faible allure afin d’éviter les obstacles, tandis que les risques d’accident augmentent.

Pour Abdoul Karim, conducteur de tricycle, la situation devient de plus en plus difficile:

« Cette voie, pour la parcourir, il faut beaucoup de courage. Elle est dégradée de Samatran à Ensoumanya. Il faut que l’État nous vienne en aide pour la finalisation de ce tronçon », plaide-t-il.

Aladji Amadou Diallo, conducteur de moto, témoigne des difficultés rencontrées par les usagers sur le tronçon Samatran–Ensoumanya. Photo : 4 août 2026 — © Thierno Abdoulaye Diallo, stagiaire pour Laguinee.info

Les conducteurs de motos disent également subir les conséquences de cette dégradation. Entre les glissades, les pannes et les difficultés à transporter les passagers, leur activité est fortement perturbée:

« On souffre énormément. Quand vous lavez votre moto, après un seul trajet, elle est encore sale. Quand vous venez avec des passagers, ils sont obligés de descendre, sinon vous risquez de tomber dans la boue. Comme nous n’avons pas d’autre choix, nous continuons d’emprunter cette route », témoigne Aladji Amadou Diallo, conducteur de moto.

Les piétons ne sont pas davantage épargnés. Pour contourner les zones inondées et les bourbiers, ils sont souvent contraints d’effectuer de longs détours.

Mama Aïssata, vendeuse ambulante, évoque l’impact de la dégradation de la route sur ses activités quotidiennes. Photo : 4 août 2026 — © Thierno Abdoulaye Diallo, stagiaire pour Laguinee.info

Vendeuse ambulante, Mama Aïssata décrit les difficultés auxquelles elle est confrontée au quotidien:

« La route nous fatigue tellement. Quand nous venons, nous sommes obligés de dévier pour éviter la boue. Chaque jour, c’est la même chose », explique-t-elle.

Face à cette situation, les usagers lancent un appel aux autorités afin que les travaux de réhabilitation de ce tronçon soient accélérés. Ils estiment qu’une intervention rapide permettrait d’améliorer la mobilité des populations, de faciliter les activités économiques et de réduire les risques d’accidents sur cet axe routier.

Thierno Abdoulaye Diallo, Stagiaire pour Laguinee.info 

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