Le nouveau ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a officiellement pris ses fonctions ce mercredi 29 juillet 2026. La cérémonie de passation de service entre la ministre sortante Djami Diallo et son successeur s’est déroulée en présence des cadres du département et des partenaires, a constaté un reporter de Laguinee.info.
Nommé par décret du président de la République, Mamadi Doumbouya, Fassou Théa s’est engagé à poursuivre les réformes engagées au sein de ce département stratégique, notamment dans les domaines de la protection des ressources naturelles, de la lutte contre les changements climatiques et de la promotion du développement durable.
Lors de la cérémonie, Djami Diallo, désormais ancienne ministre de l’Environnement et du Développement durable, a dressé le bilan de son passage à la tête du département. Elle a estimé que diriger un ministère chargé de préserver le patrimoine naturel de la Guinée et de promouvoir un développement respectueux de l’environnement a été « un honneur immense ».
« Je quitte aujourd’hui mes fonctions, appelée à assumer de nouvelles responsabilités au service de la nation, avec sérénité. Je suis convaincue que les réformes engagées sont solides, que les fondations sont désormais posées et que les équipes du ministère poursuivront avec le même engagement le travail entrepris », a-t-elle déclaré.
Selon elle, l’objectif poursuivi durant ses deux années de mandat était de faire de l’environnement « non plus un secteur périphérique, mais un levier stratégique du développement économique, social et territorial de la Guinée ».
Djami Diallo a notamment évoqué plusieurs acquis, parmi lesquels le renforcement de la gouvernance environnementale, l’intégration des enjeux environnementaux dans les politiques publiques, la protection des ressources naturelles et de la biodiversité, l’amélioration du cadre de vie des populations ainsi que le renforcement de la résilience du pays face aux effets du changement climatique.

Elle a également cité la réforme du cadre juridique du secteur, le renforcement des capacités des équipes du ministère et la modernisation progressive des outils de travail.
« Nous avons également renforcé l’intégration des exigences environnementales dans les grands projets de développement, notamment dans le secteur minier, afin que croissance économique et protection de l’environnement avancent désormais de concert », a-t-elle ajouté.
Parmi les réalisations majeures, l’ancienne ministre a mentionné la réforme du réseau guinéen des aires protégées, avec l’objectif d’augmenter progressivement la couverture du territoire en zones protégées, ainsi que la mise en place d’initiatives visant à assurer un financement durable de la conservation de la biodiversité.
Elle a aussi rappelé les campagnes nationales de reboisement, la lutte contre les coupes illégales de bois et le développement de projets liés au crédit carbone.
Prenant la parole à son tour, Fassou Théa a rendu hommage à son prédécesseur et promis de préserver les acquis enregistrés sous son mandat.
« Nous ne ménagerons aucun effort pour préserver, consolider et pérenniser les acquis enregistrés au cours de son mandat à la tête de ce département, dans le respect strict des principes de continuité », a assuré le nouveau ministre.
Il a souligné le potentiel naturel de la Guinée, notamment ses ressources minières, ses massifs forestiers, sa biodiversité, ses écosystèmes terrestres et marins ainsi que ses ressources hydriques.
Toutefois, Fassou Théa a insisté sur les défis environnementaux auxquels le pays fait face, notamment les effets du changement climatique, les inondations, l’érosion, la dégradation des terres et la perte de biodiversité.
« Nous poursuivrons les efforts engagés pour la restauration de notre couvert végétal, la protection de la biodiversité, des mangroves, des zones humides et de l’ensemble de nos écosystèmes », a-t-il déclaré.
Le nouveau ministre a également annoncé que son département accordera une attention particulière à l’adaptation au changement climatique, à la résilience des communautés, à la gestion durable des déchets, au développement de l’économie verte et à la mobilisation des financements climatiques.
Il a par ailleurs annoncé son ambition de renforcer la participation de la Guinée aux instances internationales consacrées au climat, à la biodiversité et au développement durable, afin de défendre les intérêts du pays et de valoriser son capital naturel.
Fassou Théa a enfin appelé les cadres du ministère, les partenaires techniques et financiers ainsi que l’ensemble des acteurs concernés à unir leurs efforts pour construire « une Guinée plus verte, plus résiliente et engagée sur la voie du développement durable».
Ismaël Sam, pour Laguinee.info





