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Enseignants contractuels de Conakry : deux mois après la mise en place des commissions, « rien n’a été touché, même une virgule », dénoncent-ils

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Deux mois après le démarrage des travaux de trois sous-commissions mises en place dans le cadre du traitement de plusieurs dossiers du secteur éducatif, les enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry dénoncent l’absence totale d’avancées concernant leur situation. Une attente qui, à l’approche des examens nationaux, se transforme en frustration grandissante.

Selon le coordinateur des enseignants contractuels de Conakry, Mohamed Saoud Sylla, aucune des trois commissions annoncées n’a été activée pour la capitale. « La commission chargée des actes de nomination des différents responsables des écoles publiques, la commission chargée du statut particulier, la commission chargée de la remontée des listes des enseignants communautaires non retenus à la fonction publique, aucune de ces commissions susmentionnées n’a été mise en place pour la zone spéciale de Conakry », affirme-t-il.

« Même une virgule, même un point »

Le constat dressé est sans appel. « Deux mois se sont écoulés depuis le démarrage des travaux, rien n’a été touché, même une virgule, même un point sur la zone spéciale de Conakry », déplore le coordinateur.

Face à cette situation, le sentiment dominant parmi les contractuels est celui de l’abandon. « Aujourd’hui, c’est un sentiment de déception, c’est un sentiment de désolation, c’est un sentiment de désespoir qui s’installe dans la tête des anciens contractuels de la zone spéciale de Conakry », indique Mohamed Saoud Sylla.

Des enseignants toujours en classe, à l’approche des examens

Cette préoccupation intervient alors que les examens nationaux, entrée en septième année, brevet d’études du premier cycle et baccalauréat, approchent à grands pas. Les enseignants contractuels soulignent que nombre d’entre eux continuent d’assurer leurs cours dans les établissements publics. « Aujourd’hui, il y a un sentiment de frustration. Et la plupart de ces contractuels sont en situation de classe dans les écoles publiques », fait savoir le coordinateur.

Un protocole d’accord qui tarde à se concrétiser

Mohamed Saoud Sylla rappelle que leur situation figure dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026, lequel stipulait que les contractuels de Conakry devraient se préparer à un concours d’accès à la fonction publique. « Mais malheureusement, ce rêve tant attendu tarde à devenir une réalité pour la zone spéciale de Conakry », regrette-t-il.

Le coordinateur lance un appel aux autorités pour que des dispositions soient prises sans délai. « Nous demandons à l’État de faire tout son possible pour que la situation de Conakry aussi démarre au même titre que les autres commissions, au même titre que les autres points », interpelle-t-il.

 

Laguinee.info

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