spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

Vandalisme sur le pont de Kakimbo : un suspect arrêté quelques jours après l’inauguration

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

Quelques jours à peine après son inauguration, le nouveau pont de Kakimbo a été la cible d’actes de vandalisme. Un individu soupçonné d’avoir arraché des câbles en cuivre et plusieurs équipements de l’ouvrage a été interpellé sur les lieux par les forces de sécurité. Une enquête est en cours pour identifier ses présumés complices.

L’encre de l’inauguration était à peine sèche. Le pont de Kakimbo, flambant neuf, était déjà vandalisé.

Une arrestation en flagrant délit

C’est une opération conjointe qui a permis de mettre la main sur le suspect. La Brigade Anti-Criminalité numéro 8 de Kipé et l’unité opérationnelle du Commissariat Central de Kaporo-Rails ont agi ensemble pour interpeller l’individu directement sur les lieux, en possession d’éléments probants. Des câbles en cuivre et plusieurs équipements arrachés de l’ouvrage ont été retrouvés entre ses mains.

Le Commissaire Divisionnaire de Police Mohamed Elmy Bangoura, qui dirige le Commissariat Central de Kaporo-Rails, a d’emblée tempéré toute idée d’un acte isolé : le mis en cause « n’aurait pas agi seul », a-t-il indiqué. Une enquête approfondie est désormais ouverte pour remonter le réseau et identifier les complices présumés.

Le cuivre, une cible récurrente sur les chantiers guinéens

Ce type de vol n’est malheureusement pas une première. Les nouvelles infrastructures guinéennes sont régulièrement confrontées au pillage de matériaux, et le cuivre en est la cible de prédilection. Léger, facile à transporter et à revendre, il s’écoule sans difficulté sur le marché parallèle, alimentant une filière de recel qui fragilise durablement les ouvrages publics neufs.

Arracher des câbles d’un pont ne provoque pas qu’une perte financière immédiate. Cela peut compromettre l’éclairage, les systèmes de signalisation ou la sécurité de l’ouvrage, mettant en danger les usagers bien au-delà du simple acte de vol.

La police nationale hausse le ton

Face à cet acte qui intervient si tôt après l’inauguration d’un ouvrage financé sur fonds publics, la Direction Générale de la Police Nationale a tenu à réagir fermement. Son Administrateur Général, Djénaba Sory Camara, a réaffirmé la détermination des forces de l’ordre à « combattre fermement les actes de sabotage et de vandalisme visant les biens publics ».

La police appelle également les citoyens à jouer leur rôle en signalant tout acte suspect via le numéro vert 117, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Un appel à la vigilance collective qui souligne que la protection des infrastructures publiques ne peut pas reposer uniquement sur les forces de sécurité.

Le pont de Kakimbo symbolise les efforts de l’État guinéen pour moderniser ses infrastructures routières et améliorer la mobilité des populations dans cette zone. Le voir vandalisé quelques jours seulement après son inauguration est un signal d’alarme. La question qui se pose désormais dépasse le seul cas du suspect interpellé : comment protéger durablement les ouvrages publics neufs contre un phénomène qui, manifestement, ne se résoudra pas par une seule arrestation ?

 

Laguinee.info

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS