Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Guéckédou a annoncé, dans un communiqué en date du 11 mai 2026, l’incarcération de Mademoiselle Aïcha Tchany Tolno, poursuivie pour des faits présumés d’injures publiques, de diffamation et d’incitation à la haine.
Interpellée après la diffusion de vidéos sur Facebook
Selon le parquet, la jeune femme, connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « AT Tchamy Tolno sur Facebook », a été interpellée le vendredi 8 mai 2026 par les services de l’OPROGEM du commissariat central de Guéckédou.
Cette interpellation fait suite à la publication de plusieurs vidéos et messages contenant, selon les autorités judiciaires, « des propos injurieux et outrageants ».
Des infractions prévues par le Code pénal et la loi sur la cybersécurité
Le communiqué précise que les faits reprochés sont susceptibles de constituer :
des injures publiques commises par voie électronique ;
une incitation à la haine ;
des faits de diffamation.
Ces infractions sont prévues et réprimées par les articles 363 et suivants du Code pénal ainsi que par la loi L/2016/037/AN relative à la cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel en République de Guinée.
Placement sous mandat de dépôt
Déférée au parquet le lundi 11 mai 2026, Aïcha Tchany Tolno a été entendue en procédure de flagrant délit puis placée sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction de Guéckédou.
Le procureur rappelle toutefois qu’à ce stade de la procédure, la prévenue bénéficie de la présomption d’innocence et du respect de sa dignité.
Mise en garde contre les commentaires sur les réseaux sociaux
Le parquet invite les internautes à faire preuve de retenue.
« Les citoyens sont invités à s’abstenir de partager ses images sur les réseaux sociaux avec des qualificatifs portant atteinte à son honneur, sous peine de poursuites pénales. »
« Les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit »
Dans son communiqué, le procureur de la République, Patrice Koma Koivogui, rappelle que la liberté d’expression ne saurait justifier les propos injurieux ou haineux.
« La liberté d’expression, garantie par la Constitution, ne saurait être confondue avec la liberté d’insulter, de diffamer ou d’inciter à la haine et à la violence. Les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit. »
Le magistrat réaffirme enfin la détermination du parquet à lutter contre la cybercriminalité et les discours de haine, conformément à la politique pénale en vigueur en Guinée.
Laguinee.info





