À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse du 3 mai 2026, l’opposant en exil Cellou Dalein Diallo a publié une déclaration dans laquelle il dénonce la dégradation continue de la liberté de la presse en Guinée. S’appuyant sur le classement 2026 de Reporters Sans Frontières, il cite des cas précis d’intimidations, de suspensions et de disparitions, dont celle du père du journaliste Babila Keïta.
Les chiffres parlent d’abord. Puis viennent les noms. Dans une déclaration publiée ce dimanche 3 mai 2026 à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG en exil depuis 2021, a dressé un tableau sévère de la situation des médias en Guinée, en s’appuyant sur les données du classement annuel de Reporters Sans Frontières.
Une chute continue dans le classement mondial
L’opposant cite des chiffres précis pour étayer son propos. Selon le classement RSF 2026, la Guinée est passée du 78ème rang en 2024 au 103ème rang en 2025, puis au 111ème rang en 2026. Une dégringolade de 33 places en deux ans, que Cellou Dalein Diallo attribue à « une multiplication des atteintes à la liberté d’informer : censures arbitraires, brouillage de signaux, restrictions d’accès à des sites d’information indépendants et pressions constantes sur les professionnels des médias».
Des journalistes contraints au silence ou à l’exil
Cellou Dalein Diallo décrit un environnement où les journalistes qui veulent préserver leur liberté de ton sont exposés à « de graves menaces : intimidations, suspensions, disparitions forcées, poursuites et condamnations arbitraires ». Face à ces risques, précise-t-il, ils « n’ont d’autre choix que de se taire ou de prendre le chemin de l’exil ».
Le cas du père de Babila Keïta, cité nommément
L’opposant choisit d’illustrer son propos par un exemple particulièrement frappant. Il évoque le cas du père du journaliste Babila Keïta, qui aurait été kidnappé et serait porté disparu depuis sept mois, « en raison des critiques formulées par son fils, depuis l’étranger, sur la gouvernance de la junte ». Une situation qui démontre, selon lui, que même l’exil ne met pas les familles des journalistes critiques à l’abri des représailles.
Un appel à la mobilisation collective
Cellou Dalein Diallo conclut sa déclaration par un appel à « une prise de conscience urgente et une mobilisation collective pour restaurer dans notre pays la liberté de la presse, ce pilier essentiel de la démocratie et de l’État de droit».
Laguinee.info







