Les enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry haussent le ton. Leur coordinateur Mohamed Saoud Sylla exige la création d’une commission dédiée à la capitale, estimant que l’absence d’un tel cadre constitue une injustice par rapport à leurs collègues de l’intérieur du pays, qui disposent déjà de commissions spécifiques.
Ils attendent depuis des années. Et leur patience a des limites. Les enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry expriment aujourd’hui leur frustration face à une situation qu’ils jugent inéquitable. Pour beaucoup d’entre eux, le récent concours pratique de classe représentait une opportunité décisive, l’espoir de voir enfin leur statut clarifié et leurs conditions améliorées. Cet espoir s’est transformé en désillusion, alimentant un sentiment d’abandon et d’injustice.
Une revendication précise : une commission pour Conakry
Au cœur de leurs revendications, une demande claire et ciblée. Mohamed Saoud Sylla, coordinateur des enseignants contractuels de la zone spéciale, la formule sans ambiguïté.
« Aujourd’hui, nous exigeons la mise en place d’une commission concernant la zone spéciale de Conakry. Comme les autres commissions, c’est juste et c’est équitable dans la mesure où l’État a eu la bonne foi de créer les sous-commissions concernant le statut particulier de l’éducation, concernant les actes de nomination des différents responsables des écoles, concernant les anciens contractuels de l’intérieur », a-t-il déclaré.
Pour ces enseignants, plusieurs commissions ont déjà été mises en place pour traiter des problématiques spécifiques du système éducatif guinéen. L’absence d’un cadre similaire pour la capitale leur apparaît comme une omission difficilement justifiable, voire discriminatoire.
« C’est notre exigence, c’est justice »
Mohamed Saoud Sylla insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une demande de privilège, mais d’un droit à l’équité de traitement. Il appelle l’État à faire preuve de cohérence avec les engagements déjà pris envers d’autres catégories d’enseignants.
« L’État doit avoir la bonne foi de créer une commission spécifiquement pour la zone spéciale de Conakry. C’est notre exigence, c’est ce que nous exigeons. Et c’est justice, c’est équitable », a-t-il affirmé.
En attendant une réponse officielle du ministère de l’Éducation nationale, les enseignants contractuels de Conakry disent rester mobilisés, déterminés à faire entendre leur voix jusqu’à l’obtention d’une réponse concrète à leurs revendications.
AC, pour Laguinee.info







