À l’occasion de la 140ème édition de la Journée internationale des Travailleurs, le président du Front Démocratique de Guinée, Abdoulaye Yéro Baldé, a adressé un message empreint de fraternité et de lucidité aux travailleurs guinéens. Entre hommage aux « bâtisseurs silencieux » du pays et dénonciation du chômage et de la précarité, le leader politique lie explicitement son combat politique à celui pour le travail et la dignité.
Ce 1er mai 2026, Abdoulaye Yéro Baldé a choisi de s’adresser à ceux que la fête laisse souvent de côté. Dans un message publié à l’occasion de la Journée internationale des Travailleurs, le président du FRONDEG s’est adressé « avec une profonde fraternité à l’ensemble des travailleuses et travailleurs de Guinée, à ceux qui ont la chance d’exercer un emploi, comme à ceux qui, chaque matin, se lèvent avec l’espoir tenace d’en trouver un ».
« Notre terre est parmi les plus richement dotées du monde »
Abdoulaye Yéro Baldé a tenu à replacer cette journée dans la réalité guinéenne, sans détour. Il rappelle que le 1er mai « est le rappel solennel que la sueur de l’homme et de la femme ordinaires est le véritable socle sur lequel repose toute nation digne de ce nom ».
Mais il refuse de s’arrêter aux discours convenus. « Nous ne saurions célébrer cette journée sans regarder la réalité en face. Le travail, en Guinée, est aujourd’hui menacé, pas par le manque de ressources, car notre terre est parmi les plus richement dotées du monde, mais par un système qui peine à transformer cette richesse en opportunités concrètes pour sa jeunesse et ses citoyens », a-t-il affirmé.
Un diagnostic sombre et une mise en garde
Le président du FRONDEG dresse un tableau sombre de la situation socio-économique du pays. « Le chômage ronge nos familles, la précarité s’est installée comme une fatalité, et trop de diplômés se retrouvent à errer dans des rues qui ne leur offrent ni perspectives ni dignité. Pendant ce temps, les débats institutionnels absorbent toute l’énergie nationale, tandis que la question du pain quotidien des Guinéens reste tragiquement reléguée au second plan », dénonce-t-il.
Sa mise en garde est directe : « Un peuple qui ne travaille pas dans la justice et l’équité est un peuple qu’on prépare à la colère. »
Un combat politique lié au combat pour le travail
Abdoulaye Yéro Baldé revendique une cohérence entre son engagement politique et les revendications sociales. « Le combat politique que nous menons n’est pas séparable du combat pour le travail et pour la vie », affirme-t-il.
Il conclut en s’adressant directement à ceux que la croissance économique semble oublier : « À vous, travailleur de l’aube, commerçant du marché, enseignant oublié, infirmier sans salaire, jeune diplômé sans emploi, femme qui nourrit sa famille à la force du poignet, sachez que vous n’êtes pas seuls. Votre combat est le nôtre. »
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