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Procès en appel de Mohamed Diané : débats relancés entre critiques sur la peine et contestation de la procédure

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La chambre des appels de la CRIEF a rouvert, ce jeudi 30 avril 2026, les débats dans le procès en appel de l’ancien ministre de la Défense, Mohamed Diané. Ministère public, partie civile et défense ont exprimé des positions divergentes sur la peine, la procédure et les éléments du dossier.

Une audience marquée par des tensions dès son ouverture. La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a repris l’examen du dossier de Mohamed Diané, condamné en première instance à cinq ans d’emprisonnement pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.

Dès l’ouverture, le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, a demandé la reprise des débats. Il a estimé que la peine prononcée en première instance est insuffisante au regard de la gravité des faits reprochés. Il a également insisté sur la nécessité de compléter le dossier, notamment en ce qui concerne certains biens susceptibles d’être confisqués.

La partie civile, représentée par l’Agent judiciaire de l’État, a critiqué le jugement initial. Elle a soutenu que plusieurs biens attribués à l’entourage du prévenu ont été écartés à tort, citant notamment un immeuble situé à Nongo.

De son côté, la défense a dénoncé une procédure entachée d’irrégularités. Les avocats de l’ancien ministre ont affirmé que leur client n’a pas bénéficié d’un procès juste et équitable. Ils ont évoqué la non-exécution d’une décision de la Cour de justice de la CEDEAO ordonnant sa mise en liberté.

Sur le fond, la défense conteste la condamnation pécuniaire de 500 milliards de francs guinéens, estimant qu’elle ne repose sur aucun rapport ni document comptable probant. Elle a également indiqué que plusieurs biens attribués à Mohamed Diané dans le cadre de la procédure pour enrichissement illicite sont revendiqués par des tiers.

Les conseils de l’ancien ministre ont par ailleurs déploré l’absence de certains éléments jugés essentiels au dossier, notamment la comparution de l’intendant général, présenté comme un acteur clé dans la gestion des ressources financières concernées.

Dans cette affaire, le ministère public, l’État guinéen et la défense ont tous interjeté appel du jugement rendu en première instance.

La reprise des débats ouvre une nouvelle phase dans l’examen de ce dossier, marqué par des contestations sur la peine, la procédure et les éléments de preuve.

 

Laguinee.info

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