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Bénoit Kamano : « Simandou 2040 ne pourra produire d’effets que si l’Etat dispose d’une administration juridiquement sûre »

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Le ministre secrétaire général du gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a interpellé ce mardi 28 avril 2026 les directeurs, responsables et conseillers juridiques de l’administration publique sur la nécessité de renforcer la qualité du conseil juridique. Il s’exprimait à l’occasion d’une session de formation réunissant des cadres venus de plusieurs ministères.

Face à ses interlocuteurs, il a mis en avant la dynamique de transformation engagée par les autorités, tout en insistant sur les exigences qui en découlent. Selon lui, la Guinée porte une ambition qui se traduit par des actions concrètes dans la conduite de l’action publique. Il s’agit, a-t-il expliqué, de « bâtir ensemble, transformer une vision, celle du chef de l’État en politique publique concrète, en projets, en réformes, en textes, en contrats, en décisions, en résultats concrets pour les populations ».

Dans ce contexte, le ministre a souligné que les ressources financières et les infrastructures ne suffisent pas à garantir le succès des politiques publiques.
« Une telle ambition ne peut reposer uniquement sur la mobilisation des ressources. La construction des infrastructures ou l’annonce des réformes, elle exige une architecture juridique solide, des actes normatifs bien préparés, des procédures rigoureuses, des responsabilités clairement définies, des risques identifiés en amont et une administration capable de donner une traduction juridique fiable aux orientations politiques du gouvernement », a-t-il déclaré.

Abordant le programme Simandou 2040, Tamba Benoît Kamano a insisté sur l’importance d’un encadrement juridique rigoureux pour en assurer l’efficacité.
« Simandou 2040 ne pourra produire d’effets que si l’État dispose d’une administration juridiquement sûre, techniquement authentique et institutionnellement coordonnée », a-t-il affirmé.

Le ministre a également mis en garde contre les conséquences d’un encadrement juridique insuffisant.
« Une décision mal préparée, un texte fragile, une procédure incomplète ou une contradiction normative peuvent retarder nos réformes, exposer l’État à un contentieux, créer de l’incertitude pour les investisseurs et affaiblir le service public », a-t-il averti.

Poursuivant son intervention, il a insisté sur l’impact global de ces insuffisances sur le fonctionnement de l’État.
« Au final, affaiblir notre administration », a-t-il résumé.

Dans une approche plus structurelle, le ministre a appelé à une revalorisation du rôle du droit dans l’action publique.
« C’est pourquoi le droit doit être encadré, regardé comme une infrastructure visible, comme une science exacte pour laquelle chaque décision, chaque verbe, chaque rédaction de contrat tient compte des réalités socio-économiques de notre pays », a-t-il expliqué.

Il a enfin insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’élaboration des textes juridiques.
« Les mécanismes qui président à la rédaction de ces textes doivent être transparents. Nous poursuivons l’élaboration de ces textes-là dans un cadre apaisé et un cadre normatif avec les conseillers juridiques qui pour la plupart sont dans cette salle », a-t-il ajouté.

Cette intervention s’inscrit dans un contexte marqué par la mise en œuvre de projets structurants en Guinée, pour lesquels les autorités entendent renforcer la solidité juridique de l’action publique afin d’en garantir la cohérence et la crédibilité.

Ismaël Sam, pour Laguinee.info 

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