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CRIEF : Alphonse Charles Wright prend ses fonctions et promet une lutte sans compromis contre la corruption

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Ce jeudi 9 avril 2026, Alphonse Charles Wright a officiellement pris ses fonctions de procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), lors d’une cérémonie de passation avec Aly Touré, son prédécesseur. Dès son entrée en fonction, il a annoncé des mesures radicales pour traquer la corruption, y compris au sein des plus hautes sphères de l’État.

« Ne soyez pas étonné demain qu’un ministre actuel dans le gouvernement puisse passer devant la CRIEF », a averti le nouveau procureur, marquant d’emblée son intention de ne laisser aucun privilège échapper à la justice.

La passation de service s’est déroulée dans la cour d’appel de Conakry, en présence de l’inspecteur des services judiciaires et pénitentiaires. Aly Touré, désormais président de la cour d’appel de Conakry, a remis officiellement les rênes à Alphonse Charles Wright.

Dès son discours de prise de fonction, M. Wright a dénoncé la corruption sous toutes ses formes. Il a présenté la mise en place d’un numéro vert – le 627 97 17 17 – destiné à faciliter les dénonciations. « La corruption, c’est un poison qui a beaucoup d’adeptes… elle touche tout le monde, que l’on soit corrupteur ou corrompu », a-t-il déclaré, soulignant que la loi s’applique à tous les agents publics, quel que soit leur statut ou leur mandat.

Le procureur spécial a insisté sur le caractère impartial de sa mission. « Ne soyez pas surpris, très surpris… je sais où je vais amener et piloter les choses », a-t-il affirmé. Il a rappelé que la CRIEF, juridiction d’exception mise en place en 2021, vise à protéger les ressources nationales et à garantir que la justice ne soit pas biaisée par les paiements ou les pressions.

Alphonse Charles Wright a clairement averti que personne ne serait épargné : ministres, magistrats ou autres agents publics pourraient être convoqués devant la CRIEF. « La loi, elle est plus forte que nous tous. Nul n’est au-dessus de la loi », a-t-il martelé, affirmant que sa mission consiste à « terminer dans la légalité ce qui a été commencé ».

Alors que la Guinée poursuit son développement post-transition, l’entrée en fonction d’Alphonse Charles Wright marque un tournant dans la lutte contre la corruption. La suite de ses actions sera scrutée, tant par les citoyens que par les acteurs politiques et judiciaires.

Ismaël Sam, pour Laguinee.info

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