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Bambéto/Kingston : Trois morts dans un incendie familial, une fillette seule rescapée

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Trois personnes d’une même famille ont péri dans la nuit du mercredi au jeudi dans un incendie qui a ravagé leur domicile à Bambéto, dans le secteur de Kingston. Seule survivante : une fillette de moins de deux ans. Les dégâts matériels sont importants, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.

Il ne reste presque rien. Des murs noircis, des poutres tordues, des ustensiles fondus. Et le silence pesant d’une maison que le feu a dévorée en quelques heures.

C’est dans ce décor de désolation que trois membres d’une même famille ont trouvé la mort. Mariame Cire Diallo, El Oumar Diallo et Hadiatou Diakité. Nés de la même mère. Morts la même nuit.

Une seule personne a survécu au sinistre : une petite fille de moins de deux ans.

Revenue d’Amérique

Habib Diallo, chef de quartier adjoint de Bambéto, a livré les premières précisions sur la famille touchée. La mère de l’enfant survivante vivait aux États-Unis avec son mari et ses enfants. Elle était rentrée au pays depuis peu. « Elle s’est mariée et elle vivait aux États-Unis avec ses enfants et son mari. Mais, tout récemment, elle était venue avec ses enfants », a-t-il expliqué.

Un retour au pays qui a basculé en tragédie.

Tout consumé

Les images tirées des décombres parlent d’elles-mêmes. Dans la cuisine, les étagères croulent sous une couche épaisse de suie noire. Des tasses, des cruches, des objets du quotidien, calcinés, effondrés, méconnaissables, jonchent encore les tablettes. Les tiroirs ouverts laissent voir des papiers et des affaires personnelles souillés de cendres.

Plus loin, le plancher a cédé. Les lattes de bois ont disparu, avalées par les flammes, révélant un vide entre des poutres carbonisées. Marmites, bassines, seaux sont éparpillés dans les décombres encore humides. Tout, uniformément, a été recouvert de noir.

Les regards levés vers la charpente achèvent le tableau. Les poutres métalliques, tordues, se découpent sur un ciel visible à travers les trous béants du toit. Une bonbonne de gaz calcinée est encore posée sur ce qui fut une étagère. Des fils électriques dénudés pendent dans le vide.

Dans les pièces les plus touchées, les cloisons elles-mêmes ont lâché. La lumière du jour s’infiltre par les brèches. Et au milieu des gravats, un bassin en plastique déborde encore de vêtements colorés,rose vif, bleu marine, tissu à carreaux. Comme si une journée ordinaire avait été stoppée net, sans prévenir.

Le courant, premier suspect

L’origine exacte du sinistre n’a pas encore été officiellement établie. Mais les premières hypothèses convergent vers un court-circuit. « Je pense que c’est le court-circuit qui est à l’origine. C’est le courant. Rien n’a pu déclencher le feu ici », a affirmé Habib Diallo.

Une piste qui, si elle se confirme, renvoie à un problème bien connu dans les quartiers populaires de Conakry : des installations électriques vétustes, souvent surchargées, rarement aux normes.

Appel à la solidarité

Face à l’ampleur des pertes, les autorités locales n’ont pas tardé à lancer un appel. « Nous faisons appel à la population guinéenne pour leur venir en aide et voir comment il faut gérer cette situation. Des actions humanitaires doivent être engagées », a déclaré le chef de quartier adjoint.

Une fillette de moins de deux ans a survécu. Trois membres de sa famille, non. Pour le quartier de Kingston, la nuit de mercredi restera longtemps gravée dans les mémoires. Et la question de la sécurité électrique dans les habitations de la capitale, elle, reste entière.

IAC, pour Laguinee.info 

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