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Coyah-Diabya: les agriculteurs face au manque de moyens

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À Diabya, dans la sous-préfecture de Wonkifong, préfecture de Coyah, les bas-fonds sont au cœur de l’activité agricole. Plusieurs familles y cultivent leurs terres. Mais entre le manque de financement, l’excès d’eau pendant la saison des pluies et l’absence de machine agricoles, le travail reste difficile.

Pour les cultivateurs, le premier obstacle reste le financement. Sans moyens suffisants, il devient difficile de préparer les parcelles et de développer les activités.

« L’agriculture, ce n’est pas facile. L’agriculture, c’est le financement. Sans financement, on ne peut pas travailler. L’État doit nous aider. L’eau nous fatigue et, seuls, nous ne pouvons pas. Nous voulons vraiment travailler, mais nous manquons de financement », explique un cultivateur.

Le manque de machines complique le travail

Dans les villages environnants, les producteurs disposent également de peu de moyens pour labourer leurs terres. Selon Ibrahima Sory Sylla, aucun équipement de labour n’est disponible sur place.

Les agriculteurs doivent donc faire appel à des prestataires venus d’autres localités. Une solution qui augmente les dépenses de production.

Le labour d’une parcelle peut coûter entre 300 000 et 500 000 francs guinéens, selon le cultivateur. Pour certains producteurs, cette dépense représente une charge importante.

À cela s’ajoute l’excès d’eau dans les bas-fonds pendant la saison des pluies. Cette situation complique les travaux agricoles et limite les possibilités des producteurs.

Malgré les difficultés, les terres continuent d’être cultivées

Les contraintes n’empêchent pas les familles de Diabya de poursuivre leurs activités. Cette année, Ibrahima Sory Sylla affirme qu’une vingtaine d’hectares ont été cultivés.

Dans le village, l’agriculture se transmet aussi d’une génération à l’autre. Les jeunes producteurs reprennent ainsi l’activité de leurs parents.

« Nous sommes nés dans ça et nous avons grandi avec nos parents. Aujourd’hui, nos parents sont tous décédés, c’est nous qui sommes là maintenant », témoigne-t-il.

À Diabya, les cultivateurs souhaitent désormais bénéficier de davantage de moyens pour travailler leurs terres. Ils évoquent notamment le financement, la gestion de l’eau dans les bas-fonds et l’accès aux équipements agricoles.

Pour ces familles, l’objectif reste le même : continuer à cultiver et améliorer leurs conditions de travail.

Ibrahima Diallo, stagiaire pour Laguinee.info

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