À Kissosso, Elhadji Fallilou répare des vélos depuis son fauteuil roulant. À 21 ans, cet ancien peintre en bâtiment a choisi cette activité pour gagner sa vie après une maladie qui l’a contraint à abandonner son ancien métier.
Installé dans le quartier, le jeune homme exerce désormais comme réparateur de vélos. Son activité lui permet de disposer d’un revenu, même si les recettes restent modestes.
Elhadji Fallilou est tombé malade en 2021. Son état s’est aggravé à la fin de l’année 2022. Depuis, il se déplace en fauteuil roulant et ne peut plus exercer son ancien métier de peintre en bâtiment.
Son fauteuil roulant lui a été offert en 2025 par son frère, commerçant. Grâce à cet équipement, il peut se déplacer et poursuivre une activité professionnelle.
« Je ne veux pas mendier »
Après avoir abandonné la peinture, Elhadji Fallilou dit avoir cherché une activité compatible avec sa situation. Il s’est finalement tourné vers la réparation de vélos.
« Je ne veux pas mendier pour me nourrir », affirme-t-il.
Le jeune homme explique avoir réfléchi à une activité qu’il pourrait exercer malgré ses difficultés de déplacement.
« J’ai réfléchi et j’ai compris que cette activité pouvait me rapporter un revenu », explique-t-il.
Ses revenus varient selon les journées. Il estime pouvoir gagner entre 30 000 et 40 000 francs guinéens au maximum par jour. Malgré ces recettes limitées, il dit se contenter de ce qu’il parvient à gagner.
À la recherche d’une prise en charge
En parallèle de son activité, Elhadji Fallilou continue de chercher une solution à son problème de santé. Il affirme s’être rendu dans plusieurs établissements de santé, notamment à Donka et à Dubréka, ainsi que dans plusieurs cliniques de Conakry.
Il dit ne pas avoir obtenu de traitement jusqu’à présent. Aucun diagnostic précis n’est indiqué dans son témoignage.
Le jeune homme souhaite aujourd’hui bénéficier d’une prise en charge médicale.
« Je suis ouvert à toute personne de bonne volonté capable de m’aider à me soigner », lance-t-il.
À Kissosso, son quotidien s’organise désormais autour de son fauteuil roulant et de son activité de réparation. Après avoir quitté la peinture, Elhadji Fallilou tente ainsi de conserver une source de revenus à travers un métier qu’il peut exercer dans sa situation actuelle.
Mamadou Saliou Diallo et Mamadouba Niang, stagiaires de Laguinee.info





