« L’échec ne définit pas le candidat ». Admise à la session de rattrapage du bac en Sciences sociales à Kénien, Ramatoulaye Bah revient sur son échec, ses larmes et sa réussite finale.
Ramatoulaye Bah, élève en Terminale Sciences sociales à Kénien, fait partie des 57,05% d’admis en Sciences sociales à la session de rattrapage du baccalauréat 2026, dont 58,34% de filles. Au niveau national, le taux global est de plus de 52%, dont 55,55% de filles.
Mais derrière ces chiffres, il y a une histoire. Celle d’une candidate qui a cru que tout était fini.
« Lorsque je n’avais pas eu le bac la première fois, j’étais vraiment choquée. C’était la honte pour moi de fixer les yeux de ma mère et de lui dire que je n’ai pas eu le bac. Je voulais me décourager », confie-t-elle.
Tout bascule quand elle voit son nom sur la liste des candidats retenus pour le rattrapage.
« Je me suis dit : tout n’est pas perdu. Grâce aux encouragements de mes parents et de mon grand frère, j’ai révisé davantage mes deux matières et finalement, j’ai réussi », raconte-t-elle.
Un soulagement partagé par sa mère :
« Nous sommes heureux qu’elle ait décroché ce bac. Nous aurions voulu qu’elle l’obtienne lors de la session ordinaire, mais puisque c’est ainsi que Dieu l’a voulu, on s’en remet à sa décision. Nous remercions le gouvernement et le ministre pour cette initiative de rattrapage, c’est mieux que d’attendre une année de plus », témoigne-t-elle.
Aujourd’hui bachelière, Ramatoulaye veut laisser un message :
« L’échec n’est pas facile. Quand tu échoues, tu as envie d’abandonner et c’est à ce moment qu’il faut se relever pour travailler encore plus, car le travail paie toujours. L’échec ne définit pas le candidat».
Elhadj Mamadou Pathé Diallo & Alhassane Sylla, stagiaires – Laguinee.info





