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Guéckédou : les conducteurs de taxi-moto dénoncent l’état de dégradation avancée des routes

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Les routes desservant les sous-préfectures de Guéckédou sont dans un état de dégradation très avancée en cette saison des pluies. De Nongoa à Bolodou, les conducteurs de taxi-moto, seuls à assurer encore la liaison, interpellent les autorités.

La circulation est devenue extrêmement difficile sur les axes reliant le chef-lieu de Guéckédou à ses sous-préfectures. En cette période hivernale, les tronçons menant à Nongoa, Kassadou, Ouendé-Kénèma, Fangamadou, Koundou et Bolodou sont fortement dégradés, rendant les déplacements pénibles et dangereux pour les usagers.

Sur la plupart de ces axes, les véhicules légers et les camions ne s’aventurent plus. Seuls les conducteurs de taxi-moto continuent de braver les obstacles pour assurer le transport des personnes et des biens, au péril de leur sécurité.

« Les routes sont impraticables »

Niouma Tolno exerce sur l’axe Guéckédou-Ouendé-Kénèma-Koundou. Il témoigne des conditions dans lesquelles il travaille quotidiennement.

« Je suis taximètre sur l’axe Guéckédou-Ouendé jusqu’à Koundou. Les routes sont impraticables. Il y a beaucoup d’obstacles sur le trajet. Pour s’y rendre, il faut être compétent en conduite. Vraiment, la route est très mauvaise et cela nous fatigue beaucoup », explique-t-il.

Une situation partagée par l’ensemble de ses collègues, qui évoquent la fatigue, les pannes à répétition et les risques permanents d’accident.

Un appel à la réhabilitation des axes

Face à cette situation, les professionnels du secteur lancent un appel aux autorités pour la réhabilitation des infrastructures routières :

«   Il faut que les autorités nous aident pour que les routes soient réellement réhabilitées. Nous prions Dieu pour que, s’il y a une possibilité d’aide de la part des autorités, elles viennent véritablement à notre secours », plaide un autre conducteur de taxi-moto.

En attendant une intervention des pouvoirs publics, les populations des localités concernées restent confrontées aux conséquences directes de la dégradation du réseau routier : difficultés de déplacement, hausse du coût du transport, risques d’accidents et enclavement des zones de production.

Les habitants de Nongoa, Kassadou, Ouendé-Kénèma, Fangamadou, Koundou et Bolodou espèrent désormais une action rapide pour désenclaver leurs localités.

De Guéckédou, Hawa Sitan Camara,  correspondante pour Laguinee.info 

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