Le drame survenu à Dar-es-Salam relance le débat sur la prévention des risques liés aux sites de dépôt de déchets en Guinée. Dans une déclaration publiée le 23 août 2026, la Coalition Politique pour la Rupture (CPR) estime que la catastrophe doit pousser les autorités à renforcer les mécanismes de prévention et de protection des populations.
La coalition dit avoir appris avec « une profonde consternation » l’effondrement d’une importante masse de déchets qui a fait plusieurs morts et de nombreux blessés. Elle présente ses condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Au-delà de l’émotion suscitée par le drame, la CPR attire l’attention sur les risques liés à certains sites de dépôt de déchets et à leur proximité avec les zones d’habitation. Pour la coalition, cette situation constitue une question de sécurité publique qui nécessite des mesures durables.
« Les risques liés à certains sites de dépôt de déchets et leur proximité avec des zones d’habitation constituent une question majeure de sécurité publique et de protection des populations », souligne la CPR.
Un audit national des sites à risque
Pour éviter que Dar-es-Salam ne reste un événement isolé, la coalition propose notamment un audit national des décharges et des autres sites susceptibles de présenter un danger pour les populations.
Elle demande également l’établissement d’une cartographie nationale des zones exposées aux risques environnementaux et naturels. Cette démarche devrait, selon elle, permettre aux autorités d’identifier les secteurs vulnérables et de prendre des mesures préventives.
La CPR demande ainsi « la sécurisation immédiate des populations vivant dans les zones identifiées comme dangereuses » et, lorsque cela est nécessaire, leur relogement dans des conditions dignes et sécurisées.
La question de la gestion des déchets occupe également une place importante dans les propositions de la coalition. Elle estime qu’une réforme durable du secteur doit intégrer les risques sanitaires, environnementaux et sécuritaires.
Prévenir plutôt que gérer les conséquences
La CPR souhaite par ailleurs la création ou le renforcement d’un mécanisme national permanent d’alerte, de prévention et de gestion des catastrophes. Pour la coalition, les pouvoirs publics doivent disposer d’outils permettant d’anticiper les risques et d’intervenir avant qu’ils ne se transforment en drames humains.
« Le drame de Dar-es-Salam ne doit pas être considéré comme une tragédie isolée. Il doit constituer un avertissement sérieux », estime la coalition.
Dans sa déclaration, la CPR salue également la mobilisation des populations, des services de secours, des forces de défense et de sécurité, des personnels de santé et des autres acteurs engagés dans les opérations d’assistance.
La coalition insiste en parallèle sur la nécessité d’accompagner les victimes. Elle réclame une prise en charge médicale complète des blessés ainsi qu’un accompagnement effectif des familles endeuillées et des personnes sinistrées.
Elle propose aussi « la mise en place d’un mécanisme transparent et équitable d’indemnisation des victimes », dans le respect des dispositions légales applicables.
La CPR veut éviter une réponse limitée au drame
Si la coalition appelle à la retenue dans ce contexte douloureux, elle estime que celle-ci ne doit pas empêcher les autorités de tirer les enseignements de la catastrophe.
« La retenue et la non-instrumentalisation d’une tragédie nationale ne sauraient signifier le renoncement à la recherche de la vérité, à l’établissement des responsabilités et à la mise en œuvre des réformes nécessaires », affirme-t-elle.
La CPR place ainsi la prévention au cœur de son message. Pour elle, la réponse au drame de Dar-es-Salam ne devrait pas seulement porter sur la gestion de ses conséquences, mais également sur la capacité de l’État à identifier et réduire les risques auxquels sont exposées les populations.
La coalition réaffirme enfin que « la protection de la vie humaine, la sécurité des populations et la responsabilité dans la gestion des affaires publiques » doivent rester au centre de l’action publique.
Laguinee.info





