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Dar-es-Salam : « On ne passe pas une semaine sans venir sensibiliser », le Génie militaire réagit après l’éboulement meurtrier

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Le drame survenu à la décharge de Dar-es-Salam a fait 20 morts, selon le bilan communiqué ce dimanche 23 août 2026 par la Protection civile. Alors que les opérations de secours se poursuivent, le Génie militaire affirme avoir multiplié les actions de sensibilisation auprès des riverains avant l’éboulement.

À Dar-es-Salam, le drame relance les interrogations sur les conditions de sécurité autour de la décharge. Plusieurs personnes ont été ensevelies après l’effondrement d’une partie du site, faisant au moins 20 morts selon le nouveau bilan officiel communiqué dans l’après-midi.

Cette catastrophe intervient dans une zone déjà marquée par un précédent drame. En août 2017, un éboulement avait également provoqué des pertes en vies humaines sur le site.

Pour le Génie militaire, le risque était connu et des actions avaient été engagées pour tenter d’éloigner les populations des zones dangereuses. Le Lieutenant-Colonel Baldé Mamadou Baïlo, chargé de l’assainissement au sein du Bataillon du Génie militaire et coordonnateur des travaux, affirme que des opérations de sensibilisation étaient régulièrement menées sur place.

Revenant sur les actions entreprises ces derniers mois, l’officier explique :

« J’ai passé presque six mois ici avec le ministre. On ne passe pas une semaine sans venir sensibiliser. Mercredi dernier encore, nous étions ici avec le ministre. Nous sommes venus dégager tous les hangars que les gens installent pour s’abriter la nuit. J’ai appelé le chef de quartier ainsi que le maire. On s’est tous retrouvés ici pour sensibiliser et dégager les structures provisoires. On a dit aux gens que, dans une semaine, nous allons faire la clôture », a déclaré le Lieutenant-Colonel Baldé Mamadou Baïlo.

Selon lui, les interventions ne se limitaient pas à des messages de sensibilisation. Les équipes auraient également procédé au dégagement de certaines installations provisoires occupées par des personnes présentes sur le site.

Le responsable du Génie militaire reconnaît toutefois la difficulté de faire respecter durablement les consignes sur le terrain. Il affirme que les équipes avaient alerté les populations sur les risques liés à leur présence à proximité de la décharge.

Après le drame, l’officier a exprimé sa tristesse face au bilan humain. Il assure que les interventions menées avant l’éboulement visaient précisément à prévenir ce type de situation.

« Ce sont des Guinéens qui sont morts. On ne le souhaitait pas, mais on a prévenu. Ce n’est pas facile avec notre population. On a fait le maximum », a-t-il affirmé.

Le Bataillon du Génie militaire travaillait, selon lui, en collaboration avec le ministère chargé de l’Assainissement et les autorités locales. Le chef de quartier ainsi que le maire auraient notamment été associés aux opérations de sensibilisation et de dégagement des installations.

Le Lieutenant-Colonel Baldé Mamadou Baïlo cite également la gendarmerie parmi les services qui auraient été témoins des difficultés rencontrées sur le terrain. Il estime que les efforts engagés n’ont pas permis d’empêcher le drame.

« La gendarmerie basée au niveau des Rails en est témoin. J’étais là avec eux, mais ce n’est pas facile. C’est incompréhensible ce qui est arrivé », a-t-il indiqué.

Le drame de Dar-es-Salam remet ainsi au premier plan la question de la sécurisation de la décharge et de ses abords. Alors que le bilan provisoire fait état de 20 morts, les circonstances précises de l’éboulement et les éventuelles responsabilités devront désormais être établies.

L’épisode pose également la question de l’efficacité des mesures de prévention autour du site. Le Génie militaire affirme avoir multiplié les alertes et les opérations de terrain. Reste désormais à déterminer pourquoi, malgré ces interventions, des personnes se trouvaient encore dans la zone au moment de l’éboulement.

Ismaël Sam, pour Laguinee.info 

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