L’activiste Bella Bah a comparu ce lundi 17 août 2026 devant le tribunal de première instance (TPI) de Dixinn, dans le cadre du procès engagé contre lui pour « injures et diffamation par le biais d’un système informatique ».
À l’ouverture des débats, le prévenu a rejeté les accusations portées contre lui, affirmant que sa publication visait avant tout à attirer l’attention sur un problème de société.
« Mon intention n’était pas d’injurier, mais d’attirer l’attention sur un fait de société », a-t-il déclaré devant le juge.
Au cours de son intervention, Bella Bah est également revenu sur les circonstances de son interpellation, qu’il qualifie d’enlèvement.
« J’ai été kidnappé à mon école par la GIGN. J’étais en train de travailler. Ils m’ont conduit à la direction centrale des investigations de la Gendarmerie nationale, où sept gendarmes m’ont auditionné de 22 heures à 3 heures du matin au sujet de la publication que j’avais faite. J’ai été privé de nourriture et d’eau pendant quatre jours. Ils ont renouvelé deux fois mon délai de garde à vue. Ils m’ont placé en détention avec des condamnés, des personnes impliquées dans des affaires de braquage », a-t-il expliqué.
L’activiste a également assuré que sa publication ne visait pas directement le premier imam.
« Vous ne verrez nulle part sur ma page où j’ai expressément nommé El Hadj Mamadou Saliou Camara. L’objectif de mon message n’était pas le premier imam. Je me suis adressé aux religieux de façon générale, pour interpeller ceux qui s’immiscent dans la vie politique. Leur rôle est d’agir dans le bon sens et de guider les fidèles », a-t-il soutenu.
L’audience se poursuivait au moment où nous mettions cet article en ligne.
Ismaël Sam, pour Laguinee.info





