L’inquiétude de l’artiste guinéenne Halima Bah est montée d’un cran. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 13 août 2026, elle affirme être sans nouvelles directes de son fils, Alpha Oumar Diallo, âgé de quatre ans, qu’elle dit se trouver actuellement en Suisse avec son père, son ex-époux.
« C’est avec une profonde inquiétude que je porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale la situation concernant mon fils, Alpha Oumar Diallo, âgé de quatre ans, dont je suis actuellement sans nouvelles directes », écrit-elle dans son communiqué.
Selon la version livrée par l’artiste, le père de l’enfant avait demandé à passer du temps avec son fils lors de son séjour en Guinée, dans le cadre de retrouvailles entre père et enfant.
Dans l’intérêt de ce dernier, Halima Bah affirme avoir accepté cette demande, avec la condition que le garçon lui soit ramené à la date convenue.
« Dans l’intérêt de notre enfant, j’avais accepté cette demande, avec l’engagement qu’Alpha me serait ramené à la date convenue », précise-t-elle.
Une situation qu’elle dit avoir signalée à l’OPROGEM
La chanteuse affirme toutefois avoir nourri certaines inquiétudes avant de confier son fils à son père.
Elle dit ainsi avoir pris la précaution d’alerter l’OPROGEM afin que les services compétents soient informés de la situation.
« Compte tenu de certaines inquiétudes que j’avais alors, j’avais également pris la précaution de signaler la situation à l’OPROGEM avant de confier mon fils à son père », affirme-t-elle.
Mais selon Halima Bah, elle aurait appris plus tard que son fils avait quitté le territoire guinéen.
« À ma grande surprise, j’ai appris au cours des dernières heures que mon fils aurait quitté le territoire guinéen, serait passé par le Sénégal et se trouverait désormais en Suisse, sans que j’aie donné mon consentement à ce déplacement international », écrit-elle.
Une affirmation qui devra être vérifiée par les autorités compétentes.
Les circonstances précises du voyage, les documents utilisés pour permettre la sortie du territoire ainsi que les éventuelles autorisations demeurent notamment à établir.
Des tiers auraient-ils facilité le déplacement ?
Dans son communiqué, Halima Bah évoque également l’intervention possible de tierces personnes dans le déplacement de son fils.
Elle reste toutefois prudente sur ce point et ne désigne pas de responsables.
« Des déclarations et informations qui me sont parvenues font également état de possibles interventions de tierces personnes ayant facilité ce déplacement », indique-t-elle.
L’artiste dit vouloir laisser les autorités judiciaires et administratives compétentes procéder aux vérifications nécessaires.
Elle leur demande notamment « d’établir précisément les circonstances de la sortie du territoire de mon fils et de déterminer, le cas échéant, les différentes responsabilités ».
Un appel aux autorités guinéennes
Face à cette situation, Halima Bah lance un appel aux institutions de la République.
Elle sollicite l’intervention de l’État guinéen, des autorités judiciaires, de l’OPROGEM, des services de sécurité et de contrôle aux frontières, ainsi que des institutions chargées de la protection de l’enfance et de la coopération internationale. Ses demandes sont précises.
Elle souhaite notamment que son fils soit officiellement localisé et que sa sécurité soit vérifiée.
Elle demande également que les circonstances de son déplacement hors de Guinée soient établies et que les documents et autorisations ayant permis son voyage soient examinés.
Enfin, elle réclame, si nécessaire, l’engagement des procédures nationales et internationales permettant son retour.
La Suisse également sollicitée
L’appel de l’artiste dépasse les frontières guinéennes.
Dans son communiqué, Halima Bah demande également aux autorités suisses et aux institutions internationales compétentes en matière de protection de l’enfance de coopérer avec les autorités guinéennes.
« Je demande également aux autorités suisses et aux institutions internationales compétentes en matière de protection des enfants de bien vouloir apporter leur concours aux autorités guinéennes dans le traitement de cette situation », écrit-elle.
Une démarche qui traduit la dimension désormais internationale de cette affaire, si la présence de l’enfant en Suisse est confirmée.
L’intérêt de l’enfant au centre du message
Au-delà du différend entre les deux parents, Halima Bah insiste sur la nécessité de placer l’enfant au cœur de la procédure:
« Mon fils n’a que quatre ans », rappelle-t-elle.
Pour l’artiste, les éventuelles tensions entre adultes ne doivent pas prendre le dessus sur les droits et la sécurité de l’enfant.
« Au-delà de tout différend entre adultes, son intérêt supérieur, sa sécurité, son équilibre et ses droits doivent rester la priorité absolue », affirme-t-elle.
Une position qui constitue également le fil conducteur de son appel aux autorités: « Je poursuivrai toutes les démarches légales nécessaires »
Malgré son inquiétude, Halima Bah affirme conserver sa confiance dans les institutions.
« Je tiens à réaffirmer ma confiance dans les institutions de la République et dans la justice », écrit-elle, tout en demandant que la situation soit traitée « avec la plus grande diligence, dans le strict respect de la loi et de l’intérêt supérieur de mon enfant ».
Elle assure également qu’elle entend poursuivre les démarches engagées.
« Je poursuivrai toutes les démarches légales nécessaires jusqu’à ce que la situation de mon fils soit clarifiée et que je puisse le retrouver », promet-elle.
Pour l’heure, les éléments évoqués dans le communiqué restent ceux rapportés par la mère. Les circonstances exactes de la sortie du territoire guinéen de l’enfant, les éventuelles autorisations de voyage et les conditions de son arrivée en Suisse devront être établies par les autorités compétentes.
Une chose demeure au centre de cette affaire : un enfant de quatre ans dont la mère affirme être sans nouvelles directes et dont elle demande la localisation, la protection et, le cas échéant, le retour dans le cadre des procédures prévues par la loi.
Laguinee.info





