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RDC : plus de 300 enfants morts dans l’épidémie d’Ebola, selon l’ONU

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L’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) continue de faire de nombreuses victimes, notamment parmi les enfants. Selon les dernières données relayées par l’ONU et l’UNICEF, plus de 300 mineurs sont morts depuis le début de l’épidémie. La crise affecte également l’accès aux soins et aggrave les risques sanitaires pour les femmes enceintes.

L’épidémie d’Ebola continue de mettre à rude épreuve les populations de l’est de la République démocratique du Congo. Parmi les principales victimes figurent les enfants. Selon les données du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), citées vendredi par le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, plus de 300 enfants ont succombé au virus depuis le début de l’épidémie.

« Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), plus de 300 enfants sont morts du virus Ebola depuis le début de l’épidémie », a déclaré le porte-parole lors de son point de presse quotidien au siège des Nations unies.

Les enfants représenteraient près d’un quart des cas confirmés, mais leur proportion parmi les décès serait encore plus importante. Selon l’ONU, ils comptent pour près d’un tiers de l’ensemble des décès enregistrés.

Cette forte mortalité infantile intervient dans un contexte sanitaire particulièrement difficile dans les provinces touchées, notamment en Ituri, épicentre de l’épidémie. Une mise à jour de l’ONU publiée en juillet faisait état de plus de 2 400 cas confirmés et près de 1 000 décès à cette date, avec l’Ituri concentrant la grande majorité des cas et des décès.

La peur d’Ebola perturbe l’accès aux soins

Au-delà des personnes directement infectées, l’épidémie provoque également des conséquences sur l’ensemble du système de santé.

Dans les zones les plus touchées, la crainte d’être contaminé pousse certains habitants à éviter les structures sanitaires. Selon les données citées par l’ONU, la fréquentation des services de santé essentiels a ainsi chuté de plus de 40 % au cours des derniers mois.

Cette situation fait craindre une aggravation d’autres problèmes sanitaires, notamment pour les femmes enceintes et les nouveau-nés.

Selon le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), le nombre de décès maternels dans la province de l’Ituri aurait presque doublé depuis le début de l’épidémie. Environ six femmes y mourraient chaque semaine de complications liées à l’accouchement.

La grossesse constitue par ailleurs une situation particulièrement préoccupante face au virus Ebola, l’infection étant associée à un risque élevé de perte fœtale.

L’OMS prépare un essai du vaccin Ervebo

Face à la progression de l’épidémie, la réponse vaccinale constitue l’un des principaux axes de la lutte contre le virus.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prépare ainsi un essai clinique en RDC consacré au vaccin Ervebo, présenté comme le seul vaccin homologué contre Ebola.

Selon Farhan Haq, le Groupe consultatif technique de l’OMS sur la recherche en matière de vaccins a recommandé la réalisation de cet essai. L’OMS travaille avec ses partenaires afin de permettre son lancement dans les meilleurs délais.

Cette initiative intervient alors que l’épidémie continue de progresser dans l’est du pays. Les chiffres relayés par l’ONU font désormais état de plus de 4 000 cas et de 1 850 décès.

Plus de 13 000 agents mobilisés

En parallèle de la prise en charge médicale, les autorités sanitaires et leurs partenaires intensifient les actions de prévention et de sensibilisation.

Quelque 13 000 agents communautaires ont été mobilisés avec l’appui du ministère de la Santé publique, de l’OMS, des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), de l’UNICEF et d’autres organisations partenaires.

Ces agents ont sensibilisé plus de 2,4 millions de personnes aux moyens de prévention et à l’importance du dépistage précoce.

Ils ont également effectué plus de 500 000 visites à domicile. L’objectif est notamment de lutter contre la désinformation, de renforcer la confiance des populations et d’encourager les personnes présentant des symptômes à consulter rapidement.

L’ampleur de l’épidémie et ses répercussionssur les services de santé montrent ainsi que la réponse ne se limite pas au traitement des personnes infectées. Elle repose également sur la prévention, la vaccination, la surveillance épidémiologique et le maintien des soins essentiels pour les populations les plus vulnérables.

Laguinee.info

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