La nomination de Djenabou Touré au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation continue de susciter des réactions dans la classe politique guinéenne. Pour Oumar Sanoh, président du Bloc Libéral (BL), cette désignation peut s’expliquer par la confiance du chef de l’État envers l’ancienne directrice générale des élections, mais elle intervient dans un contexte où ce département reste particulièrement sensible.
Dans un entretien accordé à Laguinee.info, le président du BL revient sur les défis qui attendent la nouvelle ministre, notamment dans la gestion des relations entre l’administration et les formations politiques.
Selon Oumar Sanoh, le parcours de Djenabou Touré à la tête de la Direction générale des élections a pesé dans sa nomination. « La nomination de Djenabou Touré peut s’expliquer par la confiance que le président de la République lui accorde ou par le travail qu’elle a accompli à la tête de la Direction générale des élections », explique-t-il.
Il pense que: « Ce département est aujourd’hui très politisé, alors que le ministère de l’Administration du territoire devrait être essentiellement chargé de la gestion administrative du pays. »
Il rappelle également son implication dans plusieurs échéances électorales. « Son passage à la tête de cette direction a été important. Elle a notamment participé à l’organisation du référendum, de l’élection présidentielle et du double scrutin », souligne-t-il.
Un ministère jugé sensible pour les partis politiques
Pour le président du Bloc Libéral, le ministère de l’Administration du territoire occupe une place particulière dans le paysage politique guinéen. « Il est important de préciser que ce département est aujourd’hui très politisé, alors que le ministère de l’Administration du territoire devrait être essentiellement chargé de la gestion administrative du pays », affirme-t-il.
M.Sanoh souligne également que Djenabou Touré devient la première femme à diriger ce département, selon lui. « C’est également un département de tutelle des partis politiques, ce qui rend sa gestion particulièrement sensible », ajoute-t-il.
Des attentes sur l’apaisement des relations avec les partis
Le président du BL estime que la nouvelle ministre devra relever plusieurs défis, notamment dans les rapports entre son département et les formations politiques.
« La nouvelle ministre devra donc faire face à plusieurs défis pour apaiser la situation », indique-t-il.
Il évoque notamment les évaluations et les exigences auxquelles les partis politiques ont été soumis récemment. « Aujourd’hui, nous constatons que les partis politiques sont régulièrement soumis à des évaluations et à de nombreuses exigences », déclare-t-il.
« Nous espérons donc que la nouvelle ministre saura trouver des solutions pour apaiser les relations entre son département et les formations politiques », conclut l’homme politique.
Laguinee.info





