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Mandiana : le parquet poursuit aussi les auteurs de la diffusion des vidéos du présumé viol collectif

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À quelques jours de l’ouverture du procès de l’affaire présumée de viol collectif de Mandiana, le parquet général près la Cour d’appel de Kankan annonce un nouveau front judiciaire. Les personnes impliquées dans la diffusion et la rediffusion des vidéos de l’affaire sur les réseaux sociaux sont désormais dans le viseur de la justice.

Le procureur général, Marwane Baldé, a indiqué que des enquêtes ont été ouvertes contre les auteurs de ces publications, qu’il considère comme une atteinte à la dignité des victimes.

« Cette procédure est en phase de jugement et une réponse pénale appropriée, à la convenance de l’ordre public et de la société, sera prononcée très prochainement », a-t-il déclaré.

Des enquêtes contre les diffuseurs des vidéos

Le chef du parquet général affirme avoir donné des instructions au procureur de la République près le Tribunal de première instance de Mandiana afin d’engager des poursuites contre les personnes qui continuent de partager les vidéos sur les réseaux sociaux.

« J’ai instruit le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mandiana, à l’effet d’engager parallèlement à cette procédure en cours des enquêtes à l’égard des personnes qui se livrent à la rediffusion de ces images », a-t-il précisé.

Selon lui, ces publications portent atteinte aux victimes, à leurs familles et, plus largement, à la dignité des femmes et des enfants.

« Ces publications portent atteinte à la dignité de ces filles, à l’honneur de ces familles, à la dignité de la femme guinéenne et de l’enfance guinéenne », a insisté Marwane Baldé.

Les mis en cause renvoyés devant le tribunal criminel

Sur le fond du dossier, le procureur général a annoncé que le juge d’instruction a déjà rendu son ordonnance de règlement.

« À date, une ordonnance de règlement est déjà prise par le juge d’instruction du tribunal de première instance de Mandiana, renvoyant ces inculpés devant le tribunal criminel afin d’être jugés conformément à la loi », a-t-il expliqué.

Le ministère public entend requérir des sanctions qu’il estime proportionnelles à la gravité des faits reprochés, tout en rappelant que les prévenus bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive.

Le procureur général souligne également que l’action publique se poursuivra, même si certaines victimes ou leurs familles renoncent à exercer une action civile.

« L’action publique est déjà en mouvement. Même si, par endroits, les victimes ou leurs familles entendent ou ont désisté de leur action civile, cela ne dérangera pas le cours normal de cette procédure », a-t-il affirmé.

Selon le parquet général, le procès doit s’ouvrir le jeudi 30 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance de Mandiana.

Mamadou Camara, pour Laguinee.info 

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