La Cour d’Appel de Conakry a tranché. Les six candidats de Kindia poursuivis dans l’affaire de fraude au baccalauréat unique, session 2026, retrouvent la liberté, mais restent condamnés. La juridiction a confirmé les faits de fraude tout en remplaçant la peine de prison par une amende de 300 000 francs guinéens pour chacun.

Les bénéficiaires de cette décision sont Moussa Camara, Thierno Hamidou Barry, Ibrahima Diego Diallo, Fanta Cissé, Bintou Kaba et Kadiatou Barry. Tous avaient été condamnés en première instance par le Tribunal de première instance de Kindia.
Une affaire devenue symbole après un décès en détention

Le dossier avait pris une tournure particulière après la mort en détention de Mamadou Djouma Bah, candidat au baccalauréat et condamné dans cette même affaire.
Son décès avait provoqué une vague d’indignation et relancé les interrogations sur l’application des sanctions contre les candidats accusés de fraude aux examens.
La culpabilité maintenue, la sanction allégée
Saisie après le jugement rendu le 7 juillet 2026 par le Tribunal de première instance de Kindia, la Cour d’appel n’a pas remis en cause les poursuites pour fraude. Elle a toutefois choisi d’écarter la peine privative de liberté prononcée en première instance.

Les six candidats quittent donc la détention avec une condamnation financière à leur charge.
Cette décision intervient dans un contexte où le débat reste vif en Guinée sur l’équilibre entre la lutte contre la fraude scolaire et la prise en compte de la situation des candidats, dont certains sont encore mineurs.
L’arrêt de la Cour d’appel met fin à l’incarcération des six candidats, mais ne clôt pas la controverse autour de cette affaire qui a profondément marqué la session du baccalauréat 2026.
Salématou Keïta, stagiaire, pour Laguinee.info





