Dans le salon familial, les félicitations continuent d’affluer. Téléphone en main, sourire discret, Aïcha répond aux appels de ses proches sans vraiment réaliser ce qui lui arrive. Quelques heures plus tôt, son nom est apparu en tête du classement national du baccalauréat unique, session 2026, en sciences expérimentales. Une consécration qui fait d’elle la première de la République dans cette filière.

Derrière cette performance, la jeune lauréate refuse pourtant toute idée de recette miraculeuse. Pour elle, cette première place est le résultat de plusieurs mois de travail, de discipline et de sacrifices.
« Il n’y a ni mystère ni sorcellerie derrière cette réussite. C’est uniquement le travail », affirme-t-elle d’un ton posé.
Élève du lycée Sainte-Marie, Aïcha explique avoir construit sa préparation autour d’une méthode simple mais rigoureuse : suivre attentivement les cours, écouter les enseignants et réviser régulièrement.
À la maison, chaque journée était soigneusement organisée. Les heures d’étude alternaient avec des moments de repos, une discipline qu’elle juge indispensable pour rester efficace.
« Mes heures de révision étaient bien définies. Après les études, je me reposais, car le cerveau a aussi besoin de récupérer. Je n’ai presque jamais passé de nuits blanches, sauf la veille du dernier examen », raconte-t-elle.
Comme beaucoup d’élèves, elle reconnaît avoir rencontré des difficultés, notamment en mathématiques et en physique. Mais plutôt que de se laisser décourager, elle dit avoir redoublé d’efforts pour progresser.
« Ces matières demandaient beaucoup de travail. Il fallait reprendre les exercices, comprendre mes erreurs et continuer à avancer », explique-t-elle.
Aujourd’hui, la nouvelle major nationale regarde déjà vers l’avenir. Son ambition est claire : poursuivre des études de médecine et devenir, un jour, une spécialiste reconnue à l’échelle internationale.
« Je souhaite devenir médecin et mettre mes compétences au service de la Guinée. »
Derrière cette réussite, Aïcha souligne également le rôle déterminant de sa famille. Elle insiste sur le soutien permanent de ses parents, présents tout au long de son parcours.
« Ils m’ont soutenue aussi bien financièrement que moralement. Ils ont toujours été présents à mes côtés », dit-elle avec émotion.
Au moment où de nombreux candidats célèbrent leur admission tandis que d’autres accusent le coup après un échec, Aïcha adresse un message d’encouragement à ceux qui n’ont pas obtenu leur diplôme cette année.
« Il ne faut pas abandonner. L’échec n’est pas une fin. Continuez à travailler, gardez confiance en vous et persévérez. Les efforts finissent toujours par payer. »
À travers son parcours, la première de la République en sciences expérimentales rappelle que l’excellence scolaire ne repose ni sur le hasard ni sur des raccourcis. Elle se construit, jour après jour, par le travail, la discipline et un environnement familial qui encourage à aller toujours plus loin.
Thierno Abdoulaye Diallo et Mohamed Sylla, stagiaires pour Laguinee.info





