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M’mahawa Sylla, une couturière qui résiste aux défis du métier

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À Yimbaya, dans la commune de Gbessia, M’mahawa Sylla a fait de la couture son principal moyen de subsistance. Depuis plusieurs années, cette artisane de 36 ans dirige son propre atelier où elle confectionne des vêtements pour une clientèle fidèle. Malgré la baisse des commandes et une concurrence de plus en plus forte, elle poursuit son activité avec détermination.

Situé en bordure de route, son atelier est animé du matin au soir. Le bruit des machines à coudre se mêle aux échanges entre clientes, apprentis et couturières. Des tissus de différentes couleurs sont soigneusement rangés sur les étagères, tandis que des vêtements en cours de confection attendent d’être livrés.

Une passion née dès l’enfance

M’mahawa Sylla raconte que son apprentissage a commencé très tôt grâce à son père, qui l’a orientée vers un maître couturier.

« Je suis couturière depuis mon enfance grâce à mon père, qui m’a confiée à un maître afin que j’apprenne ce métier. J’ai commencé par nettoyer l’atelier avant d’apprendre progressivement les techniques de couture », confie-t-elle.

Après plusieurs années de formation, elle ouvre son propre atelier. Aujourd’hui, la couture constitue sa principale source de revenus et lui permet de participer aux dépenses de son foyer.

Une activité confrontée à la concurrence

Si son atelier continue d’enregistrer des commandes, l’activité connaît des périodes de ralentissement. Selon M’mahawa Sylla, la baisse de la clientèle et la multiplication des ateliers de couture rendent le métier plus exigeant.

 « Aujourd’hui, ce métier me permet de subvenir à mes besoins et de soutenir ma famille. Malgré les difficultés liées au manque de clients et à la concurrence, je m’efforce de respecter les délais de livraison », explique-t-elle.

Pour conserver la confiance de sa clientèle, elle mise sur la qualité des finitions, le respect des délais et l’écoute des besoins de ses clientes.

Une clientèle fidèle

Venue récupérer sa commande, Zenab Sangaré explique les raisons qui la poussent à revenir dans cet atelier.

 « Je l’ai choisie parce qu’elle coud bien et moins cher. Elle rend les vêtements à temps et tient compte de mes idées », témoigne-t-elle.

Selon cette cliente, la qualité du travail, les prix abordables et le respect des engagements constituent les principaux atouts de la couturière.

Transmettre son savoir-faire

Malgré les difficultés du secteur, M’mahawa Sylla entend poursuivre son activité et développer son atelier. Elle souhaite également transmettre son expérience aux jeunes qui souhaitent apprendre le métier.

À Yimbaya, son parcours illustre la résilience de nombreuses artisanes qui, grâce à leur savoir-faire, parviennent à faire vivre leur famille tout en contribuant au développement de l’artisanat local.

 Salématou Keïta, stagiaire, pour Laguinee.info

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