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Subventions de campagne toujours impayées : des candidats saisissent la CRIEF et réclament des auditions à la DGE

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Plus de deux mois après les élections législatives et communales du 31 mai 2026, le Collectif des candidats au scrutin hausse le ton. Dans une déclaration signée par Mohamed Camara, économiste et ancien candidat à la députation de Kindia, le collectif demande à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) d’ouvrir une enquête sur le non-versement des subventions publiques destinées au financement des campagnes électorales.

Les signataires rappellent que « l’article 274 du Code électoral prévoit expressément que les campagnes électorales sont financées, notamment, par des subventions de l’État accordées aux candidats ». Ils soulignent également que la Direction générale des élections (DGE) avait demandé aux candidats d’ouvrir des comptes bancaires en prévision du paiement de ces fonds.

Or, selon Mohamed Camara, « plus de deux mois après cette annonce, aucune explication officielle satisfaisante n’a été apportée aux candidats sur les raisons de ce non-paiement ».

Face à cette situation, le collectif estime que toute la lumière doit être faite. Il demande à la CRIEF de vérifier « si des dysfonctionnements administratifs ou d’éventuelles irrégularités financières ont affecté la gestion de ces subventions ».

Dans cette perspective, Mohamed Camara sollicite, au nom du collectif, l’audition, si la justice l’estime nécessaire, de la directrice générale des élections, du directeur général adjoint, du chef comptable de la DGE, « ainsi que toute autre personne susceptible d’apporter des éléments utiles à la manifestation de la vérité ».

Pour le collectif, « le fait que les candidats ne soient toujours pas entrés en possession de ces subventions soulève des interrogations légitimes qui méritent d’être clarifiées par les autorités judiciaires compétentes ».

Le signataire précise toutefois que cette initiative ne vise pas à désigner des responsables avant toute enquête.

« Notre démarche ne constitue pas une déclaration de culpabilité contre qui que ce soit. Nous demandons simplement qu’une enquête indépendante permette d’établir les faits, de déterminer les responsabilités éventuelles et de rassurer les candidats ainsi que l’opinion publique », affirme Mohamed Camara.

Le collectif conclut en rappelant que « dans un État de droit, la transparence dans la gestion des fonds publics est une exigence fondamentale » et dit faire confiance à la justice guinéenne « pour établir la vérité dans le respect des lois de la République ».

Laguinee.info

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