Dans le cadre des audiences criminelles ouvertes au tribunal de première instance de N’Zérékoré, Pépé Lambert Kolomou est jugé pour des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. À la barre, l’accusé a reconnu avoir violenté son fils avec un fil électrique, tout en affirmant ne pas avoir voulu provoquer sa mort.

Le tribunal de première instance de N’Zérékoré a examiné ce jeudi une affaire qui a suscité une forte émotion lors de la session des audiences criminelles. Pépé Lambert Kolomou, électrotechnicien de profession, comparaît pour des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, après le décès de son fils âgé de 15 ans.
À la barre, l’accusé a reconnu avoir porté des coups à son enfant à l’aide d’un fil électrique. Il a toutefois affirmé que son intention n’était pas de lui ôter la vie.
« Je ne commencerai que par vous dire que je suis sincèrement désolé de ce qui s’est passé. C’était la nuit du 2 juillet. Je revenais du travail. Lorsque je suis rentré à la maison, mon enfant m’a dit que j’avais commis des actes délictueux. C’était très dangereux. Je l’ai frappé avec un fil électrique », a déclaré Pépé Lambert Kolomou devant les juges.
Selon ses explications, le lendemain des faits, il aurait quitté le domicile familial avec l’intention de demander pardon à une personne concernée par les propos tenus par son fils. À son retour, il affirme avoir découvert que l’enfant était décédé.
« Avant de partir demander pardon à la personne, j’ai parlé avec mon enfant à la maison. Je l’ai laissé à la maison et nous sommes partis demander pardon. Quand nous sommes revenus, nous avons retrouvé que l’enfant était mort », a-t-il ajouté.
Les faits remontent au mois de juillet 2024. L’affaire est examinée dans le cadre de la session criminelle en cours au tribunal de première instance de N’Zérékoré.
Après les premières discussions à l’audience, la juridiction a décidé de renvoyer le dossier. La prochaine audience est prévue le 13 juillet 2026, date à laquelle les débats doivent reprendre avant une éventuelle décision sur le fond.
Cette affaire relance le débat sur les violences exercées dans le cadre familial et sur la nécessité de renforcer la protection des enfants contre toutes les formes de maltraitance.
De N’Zérékoré, Cécé Kpamou, pour Laguinee.info.





