L’ancien directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), Aladji Cellou Camara, ainsi que trois cadres de l’institution ont été placés sous mandat de dépôt ce jeudi 9 juillet 2026, après plusieurs jours de garde à vue à l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF). Ils sont poursuivis dans le cadre d’une enquête sur la gestion de l’établissement public.
L’ancien directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), Aladji Cellou Camara, et trois autres cadres de l’institution ont été placés sous mandat de dépôt ce jeudi 9 juillet 2026. L’information a été rapportée par le média en ligne Mosaïque Guinée.
Après cinq jours de garde à vue dans les locaux de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), les anciens responsables de l’OGP ont été présentés au parquet avant d’être transférés à la maison centrale de Coronthie.
Outre l’ancien directeur général, la mesure de détention provisoire concerne également Mariama Dalanda Diallo, ancienne directrice administrative et financière (DAF), Djely Mady Cissoko, directeur des opérations, ainsi que Sékou Camara, conseiller chargé de missions.
Selon les informations rapportées par Mosaïque Guinée, cette procédure intervient à la suite d’investigations menées par l’ORDEF sur la gestion financière de l’Office guinéen de publicité. Les charges exactes retenues contre les mis en cause n’ont pas encore été officiellement détaillées par le parquet.
Des sources citées par le média évoquent toutefois des soupçons de malversations financières, de détournement de fonds publics et de corruption présumée au sein de cette régie publicitaire de l’État.
Le placement sous mandat de dépôt intervient quelques semaines après le limogeage d’Aladji Cellou Camara de la direction générale de l’OGP. Cette nouvelle étape judiciaire marque l’ouverture d’une phase qui devrait permettre aux autorités judiciaires d’approfondir les investigations sur la gestion de l’institution.
Selon les mêmes sources, une première audience pourrait se tenir dès le vendredi 10 juillet 2026, sauf modification du calendrier judiciaire.
Les avocats des personnes mises en cause devraient, de leur côté, engager des démarches pour contester la procédure et solliciter d’éventuelles mesures favorables à leurs clients.
À ce stade, les faits reprochés aux anciens responsables de l’OGP restent des accusations faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les mis en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de justice.
Laguinee.info





